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Bioprinting : L’Oréal va imprimer de la peau humaine avec Organovo

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Par publié le à 11h08

Bioprinting : L’Oréal va imprimer de la peau humaine avec Organovo

Le géant de la cosmétique a noué il y a quelques semaines un partenariat avec la start-up californienne Organovo, spécialisée dans les technologies de bio-impression. Objectif : accélérer sa production d'échantillons de peau pour tester ses nouveaux produits. 

Pour tester les effets de ses nouvelles molécules, L’Oréal a besoin de peau, de beaucoup de peau. Pour répondre à ce besoin grandissant, le géant de la cosmétique a noué il y a quelques semaines un partenariat avec la start-up américaine Organovo, spécialisée dans les technologies de bioprinting (bio-impression en français) qui permettent d’imprimer des tissus vivants.

Ce partenariat était passé inaperçu jusqu’à ce que l’agence Bloomberg publie le 18 mai 2015 un article présentant les grandes ambitions de L’Oréal en la matière. Selon l’agence de presse américaine, le groupe français entend accélérer dans les cinq années à venir sa production de peau en utilisant les technologies développées par Organovo.

Dans les détails, L’Oréal s’appuiera sur la plate-forme NovoGen Bioprinting. La méthode consiste à définir l’architecture des tissus humains concernés puis de créer une encre biologique sur-mesure, constituée d’un mélange de cellules. Les techniques d’impression 3D permettent ensuite de projeter les particules de cellules vivantes pour constituer le tissu, couche par couche.

Pour stopper les tests de produits finis et d’ingrédients sur les animaux, le géant de la cosmétique s’attachait jusqu’à présent à produire des tissus humains reconstruits à partir de fragments de peau récupérés lors d’interventions en chirurgie plastique au sein de son centre EpiSkin qui a vu le jour à Lyon en avril 2011. Grâce à cette technique, L’Oréal produirait plus de 100 000 échantillons de peau chaque année. Selon Bloomberg, le groupe en utilise la moitié pour tester ses propres produits et commercialise l’autre moitié auprès de laboratoires pharmaceutiques et de concurrents. Ce procédé demeure toutefois fastidieux : il faut compter environ une semaine pour produire un échantillon de 0,5 cm² sur un millimètre d’épaisseur. Grâce à son partenariat avec Organovo, l’Oréal entend donc accélérer et automatiser cette production. Le développement de ce projet de recherche aura lieu dans le nouveau centre de L’Oréal basé en Californie et dans les locaux d’Organovo à San Diego.

Bloomberg rappelle que chaque année, L’Oréal consacre environ 3,7 % de son chiffre d’affaires, soit plus de 1 milliard de dollars, aux activités de R&D et le groupe emploierait quelque 3 800 chercheurs à travers 50 pays. De son côté, la start-up Organovo aurait déjà noué des partenariats avec plusieurs groupes biopharmaceutiques, dont Merck, et des centres de recherche, mais il s’agirait ici de sa première incursion dans l’industrie de la beauté.

En France, la start-up Poietis, basée à Bordeaux et issue des recherches de l’Inserm, développe une technologie concurrente. L’architecture, des tissus vivants imprimés en 3D, est d’abord conceptualisée par logiciel, puis Poietis programme les paramètres d’impression des encres contenant des cellules. Les tissus biologiques sont imprimés couche par couche. Le résultat est ensuite placé en bioréacteur pour faire émerger des fonctions biologiques spécifiques. Poietis a opté pour la bio-impression par laser afin de positionner les cellules en 3D avec une résolution et une précision micrométriques.

 

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