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Big data : le CEA fait valoir son expertise

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Par publié le à 14h50

Big data : le CEA fait valoir son expertise

A l’occasion de la sortie de son magazine de juin consacré aux big data, le CEA a réuni ses chercheurs autour de tables rondes pour mettre en valeur l'expertise de ses chercheurs répartis au sein de différents laboratoires. 

Que ce soit en matière de ville intelligente, de cybersécurité, d’astrophysique, de génomique ou encore d’usine du futur, les big data ont leur rôle à jouer. Le CEA compte bien faire valoir son savoir-faire en la matière. « Nous aidons nos partenaires français à élaborer des solutions pour la protection de leurs systèmes », a commenté Florent Kirchner, chef du laboratoire pour la sécurité et sûreté du logiciel au CEA List, lors d'une table-ronde récemment organisée par l'Institut de recherche pour mettre en avant l'expsrtise de ses scientifiques. « Il est important de s’assurer de l’intégrité des données que l’on traite et de la fiabilité des calculs. » Sur la partie données privées, la partie « big data » est ce que l’utilisateur a mis sur Internet. « L’enjeu est de fournir aux utilisateurs une mesure de sa vie privée qu’il compromet sur Internet. Et définir ce qui est de l’ordre de la vie privée. »

Du côté de la génomique, le progrès se fait au niveau du séquençage. « Depuis 15 ans, le coût de production des données génomiques a été divisé par un million. La production a par conséquent augmenté, et on se retrouve à gérer des quantités de données. Une centaine de pétaoctets par an, au niveau mondial. Il est donc nécessaire de faire des calculs très rapidement. Et de comparer ces nouvelles données aux anciennes », ajoute Pierre Le Ber, directeur adjoint de l’Institut de biologie François Jacob du CEA.

Aller vers le patient digital

Objectif : faire progresser la recherche et la médecine. Mais l’idée à terme est d’aller vers le « patient médical » précise le chercheur : « intégrer dans un modèle de patient des données hétérogènes comme la génomique, l’environnement, etc. et construire un avatar digital sur lequel on va pouvoir tester un certain nombre de choses ». Et ce, pour être capable de comparer une masse de données pour affiner le diagnostic ou adapter le protocole thérapeutique entre autres.

Le CEA travaille également sur la problématique de la gestion des données, via le laboratoire analyse de données et intelligence des systèmes, en partie pour l’Internet des objets industriels en plein essor. Sur la chaîne de production, la modélisation des données va permettre de dire si le produit va être conforme ou non en qualité mais également voir quels sont les paramètres qui vont influer sur la perte de qualité. La surveillance se fait en temps réel. L’objectif : faire en sorte que la chaîne de production soit la plus fiable possible. Une application est en cours avec STMicroelectronics.

Des systèmes dotés d’IA

Du côté de l’intelligence artificielle, les travaux s’orientent vers l’industrie pour réaliser des technologies ne nécessitant pas de connaissance du deep learning  pour les prendre en main. Et pour les villes intelligentes, il était question, avec Sara Tucci, responsable du programme blockchain au département ingénierie logiciels et systèmes du CEA List, d’aborder la gestion du réseau énergétique, de l’optimisation des déchets et de la pollution, ainsi que la relocalisation de l’énergie avec achat entre voisins grâce à l’intelligence artificielle. « Une ville intelligente est, en soi, une ville durable. »

Que reste-t-il à développer dans l’intelligence artificielle ? Après avoir abordé le véhicule autonome, Etienne Klein, physicien et chef de laboratoire de recherche sur les sciences de la matière s’amuse : « Pour venir jusqu’ici, j’étais dans ma voiture avec conducteur, aidé par un logiciel qui m’indiquait les bonnes trajectoires. C’est quand même une révolution puisque cela signifie que tout en étant au volant, je suis davantage conduit que je ne suis conducteur. Et bientôt, il y aura les voitures sans chauffeur paraît-il. J’ai appris également que l’intelligence artificielle doit apprendre l’agressivité humaine : si on demande à une voiture sans chauffeur de respecter le code de la route alors qu’elle est bloquée à un stop, il va falloir lui apprendre à forcer un peu ! » 

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