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Baromètre Greenpeace : le cancre Apple est devenu premier de la classe

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Par publié le à 12h02

Baromètre Greenpeace : le cancre Apple est devenu premier de la classe

Apple va bâtir deux nouveaux data centers en Europe, à Athenry, en Irlande, et à Viborg, au Danemark.

Greenpeace vient de publier la version 2015 de son baromètre "Clicking Clean", dans laquelle il commente les politiques environnementales des géants du web. Il salue notamment les efforts d’Apple, dont les centres de données sont alimentés par une électricité 100 % renouvelable.

Les technologies de l’information et de la communication ont un impact important sur l’environnement, du fait notamment de l’utilisation importante de métaux utilisés pour l’électronique, dont l’extraction et la transformation sont coûteuses en énergie, et qui ne sont pas toujours recyclables. Greenpeace en surveille l'impact dans son baromètre "Clicking Clean", dont il vient de publier la version 2015.

Une augmentation moyenne du volume de données de 20 % par an

L’usage d’Internet ou du Cloud Computing impliquent en effet une consommation d’énergie importante. Leur démocratisation a entrainé une forte croissance du trafic de données, et donc davantage de puissance de calcul et d’énergie consommée. Le volume de données augmente même de près de 20 % par an en moyenne d’après les chiffres de Greenpeace, et de plus de 69 % sur le mobile entre 2013 et 2014.  En 2003, une étude du National Renewable Energy Lab présentait des chiffres significatifs : un centre de données (Data Center) de 450 m² d’une puissance de 1 000 kW pourrait absorber plus de 64 millions de litres d’eau pour sa consommation électrique - la consommation moyenne d’eau sous forme de vapeur des industries thermoélectrique et hydroélectrique par kWh d’électricité consommé se monte à 7,6 litres- , auquel il faut rajouter 34 millions de litres d’eau pour le refroidissement.

Apple au sommet du classement, Amazon Web Services peu transparent

Tout dépend donc de la manière dont l’électricité a été produite en amont. D’autant que selon différents scénarios, la demande en électricité dans le secteur des TIC progressera de 7 à 9 % en 2015. L’utilisation d’électricité renouvelable – principalement hydraulique, photovoltaïque, ou  éolienne – par les grands groupes peut contribuer à rendre plus propres l’usage des TIC.

Témoin : Apple, dont les efforts ont été particulièrement remarqués par Greenpeace. La firme de Cuppertino, régulièrement épinglée sur le sujet par l'ONG jusqu'en 2012, a effectué un virage à 180°, au point d'être aujourd'hui cité en exemple par Greenpeace ! Apple alimente aujourd'hui son infrastructure à 100 % avec des énergies issues de sources renouvelables. Pour cela, la multinationale a généralisé l’exploitation de fermes de panneaux solaires et a notamment rejoint l’Open Compute Project dans le but d’optimiser la conception de ses Data Centers. Son site au Danemark, dont il a annoncé la construction en février, sera situé à côté de l’une des plus grandes stations électriques du pays et possèdera un récupérateur de chaleur, qui sera réinjectée dans le système de chauffage du district pour aider à chauffer les résidences dans la communauté voisine.

Facebook en est pour sa part à 49 % d’énergies renouvelables, puis suivent Yahoo et Google. Bon dernier, Amazon Web Services qui manque en outre de transparence selon Greenpeace. Le fournisseur de services Cloud s’est toutefois engagé à atteindre les 40 % de taux d’énergie renouvelable sur ses Data Centers en 2016, et a même lancé un pilote avec Tesla sur des systèmes de stockage d’énergie.

Encore un fort recours aux énergies fossiles

Plus généralement, Greenpeace remarque aussi un assez fort recours, chez les géants du numérique, aux énergies fossiles (41 % de charbon chez HP et 50 % chez Oracle) et au nucléaire (26 % chez Amazon Web Services et Salesforce). Ceux-ci sont souvent dépendants des mix énergétiques des régions où ils ont implantés leurs serveurs.

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