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Votre PGI prendra-t-il le virage de l'e-business?

Hier on installait un PGI - progiciel de gestion intégrée. Aujourd'hui, il faut se préparer à entrer dans le monde de l'e-business. En termes de systèmes d'information, cela signifie reprendre tout à zéro, ou presque. Avec qui se fera ce changement ? Les

Vive l'e-business ? Il faut une sacrée dose de masochisme pour s'exclamer de la sorte : l'e-business est une aventure effrayante. Un vrai scénario de film d'épouvante pour chefs d'entreprise. Après des années passées à tenter de construire un système d'information d'entreprise et une organisation la plus réactive possible, tout est à reprendre.

Vains, donc, tous ces efforts qui ont englouti des millions de francs ? Peut-être pas complètement, mais "le bateau" doit être réorienté et la vie à bord, revue de fond en comble. Une bonne nouvelle tout de même : vous avez un peu de temps devant vous pour mener à bien ce nième travail herculéen. Il faudra quelques années pour faire basculer les entreprises dans l'univers de l'e-business.

Pourquoi l'e-business a-t-il un tel impact ? Tout simplement parce que ce concept anéantit les distances et, dans le même temps, injecte une sérieuse dose de temps réel dans l'ensemble des processus d'entreprise. Une commande qui arrive par e-mail doit être traitée avec la même vitesse et à tous les niveaux : comptable, approvisionnement, production, livraison...

Le mot collaboration sort, lui aussi, du magasin d'accessoires et prend tout son poids avec l'arrivée d'Internet dans l'entreprise. Car tout devient une affaire... collaborative. On croit rêver, mais même les concurrents acharnés d'hier s'allient autour d'une place de marché. Un peu comme sur la place du village d'autrefois. Sauf que cette place a pris une étendue planétaire.

Un groupe comme Siemens témoigne de l'étendue des transformations à accomplir. " Pour Siemens, être une e-business company, cela veut dire que toutes les informations nécessaires seront accessibles à nos clients 24 heures sur 24 " explique Jürgen Radomiski, membre du comité exécutif et responsable des activités e-business du géant allemand. " Aujourd'hui, seulement 10 % des achats sur un total de 33 milliards de dollars, sont réalisés en ligne " explique le responsable. " Notre objectif est de passer rapidement à 60 ou 70 % et de réaliser 50 % de notre chiffre d'affaires directement avec le client final. "

" Il va falloir refaçonner l'entreprise "

Facile à dire. Plus difficile à faire quand on est représenté, comme le colosse d'outre-Rhin, dans 190 pays et que l'on emploie 450 000 personnes. Une tâche herculéenne. Il y a pas si longtemps, un simple e-mail, envoyé par le PDG aux employés du groupe, n'avait été reçu que par 10 000 personnes...

Problèmes de réseau ou de compatibilité des systèmes informatiques... les obstacles à dépasser ne sont pas minces. " Il va falloir refaçonner l'entreprise, créer des nouvelles structures et voir loin, très loin dans le futur ", souligne le spécialiste. " Cela suppose, par exemple, une standardisation de l'ensemble des opérations du système d'information. Et aussi un important changement des mentalités, car il devient plus important d'accélérer les processus que d'atteindre la perfection. "

Combien coûtera cette mutation à Siemens ? " Nous avons calculé qu'il nous faudra environ 250 millions de dollars pour mettre en place ces nouveaux réseaux et approches de travail ", répond Jürgen Radomiski. Assommés par tous ces nouveaux termes et concepts "e-machins" qui déferlent chaque jour sur leur tête, les chefs d'entreprise se sentent pris dans un piège. D'une part, simple question de bon sens, cette approche est censée procurer des avantages commerciaux sensibles. D'autre part, rien n'est encore très clair : quelle direction faut-il prendre, avec qui, comment, combien cela coûtera (énormément sans doute) ? Surtout que la plupart de responsables des entreprises de la "vieille économie", et surtout des PME, ne sont que moyennement, pour utiliser un euphémisme, des accros d'Internet.

Outils, techniques, possibilités, langages... c'est un nouveau monde qui se présente à eux et les horrifie. " Ce qui m'angoisse le plus, c'est de dépenser de telles sommes sans aucun résultat palpable ", constatait le PDG d'une PME, spécialisée dans la construction de pavillons, dans les colonnes d'Industry Week. Et, pourtant, la société possède un site Web depuis 1999 et travaille via Internet avec certains de ses fournisseurs. " Pour moi, l'e-business, c'est sauter dans un cours d'eau sans savoir très bien dans quelle direction on avancera ", renchérissait dans le même journal, Ronald DeFeo, PDG de Terex Corp., un constructeur d'équipements de travaux publics.

Que représente au juste l'e-business, qui sont les fournisseurs les mieux placés pour accompagner les entreprises vers ce nouveau monde, quelle approche faut-il privilégier, etc. ? Industries et Techniques a voulu apporter quelques éléments de réponse à toutes ces interrogations.

Comment entrer dans le monde de l'e-business ?

Aujourd'hui, notre dossier concerne les éditeurs de progiciels de gestion intégrée. Ils ne sont pas les seuls acteurs importants sur ce marché. Mais ils sont en première ligne. Et surtout, tous, SAP en tête, claironnent leur ambition de devenir les leaders de ce nouvel Eldorado. Ils visent ainsi à être présents et, évidemment, aussi performants que possible, sur tous les autres domaines concernés par l'e-business : le supply chain management (logistique intégrée ou SCM), la gestion de la relation client (CRM), les places de marché, les portails d'entreprise (EIP) et la gestion du cycle de vie des produits (PLM), voire l'intégration d'application (EAI).

Seront-ils capables de le faire ? Pour les utilisateurs de ces progiciels, la question est hautement stratégique. Est-ce grâce à ces fournisseurs qu'ils pourront entrer dans le monde du e-business ? Devront-ils miser sur les nouveaux venus ? Tous ces SAP, Oracle, Intentia et autres JD Edwards, sont-ils pourvus des outils et des méthodes nécessaires pour mener à bien un tel projet ? Notre enquête va tenter d'y répondre.

e-business : tout s'organise autour du client final
" Organisation dans laquelle les relations entre les différentes composantes de l'entreprise, ainsi qu'avec son environnement extérieur, se font grâce aux moyens électroniques. " C'est ainsi que Guy Mamou-Mani définit l'e-business.
Marché tout-puissant
Il est PDG d'Innetis, filiale du groupe Open spécialisée dans la mise en oeuvre des applications e-business. " Avec l'e-business, la mutation du système d'information concerne toute la chaîne des valeurs de l'entreprise : depuis les sites de vente jusqu'à la gestion de l'entreprise (le back-office) toutes les opérations se déroulent en temps réel ", explique ce vieux routier du PGI et autres supply chain, ancien responsable de Manugistics France. " Dans la nouvelle économie, le "corps" de l'entreprise est totalement modifié pour s'articuler autour d'un autre centre : le client final qui orientera le marché. Ce qui obligera les entreprises à organiser leurs offres et donc leurs processus en fonction de cette demande individuelle. "

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