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Voiture électrique : un plan national minimaliste

Voiture électrique : un plan national minimaliste

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L’Etat français vient d’annoncer le lancement de son plan national pour le développement des véhicules électriques et hybrides. Un cadre est fixé, mais les priorités technologiques restent floues.

L’objectif est louable. Le Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer vient de lancer son plan national pour le développement des véhicules électriques et hybrides rechargeables. Des appels d’offre sont annoncés pour des achats de 100 000 véhicules électriques d’ici à 2015, dont seuls 50 % sont déjà identifiés. Mais les soutiens ne suffiront pas. Voici les principaux défis technologiques qu’il faudra surmonter.

Nouvel appel à projets

L’Ademe lancera début 2010 un nouvel appel à projets sur les infrastructures de charges. L’objectif est de soutenir les expérimentations « combinant infrastructures, usages et territoires ciblés », annonce le Ministère. Pour y parvenir, le fonds de l’Ademe sera complété de 70 millions d’euros. Mais pour déployer une infrastructure, il faudra d’abord trouver comment recharger les batteries. La technologie standard impose 6 à 8 h de temps de charge. Cette durée est incompatible avec les usages traditionnels de la voiture, en particulier lors d’un besoin urgent de se déplacer. Des recharges rapides (de l’ordre de la demi-heure) sont envisagées. Mais elles dégraderont fortement les performances des batteries, déjà limitées à 150 km d’autonomie. Avant de déployer l'électrique à grande échelle, la recharge optimale reste à inventer.

Création d'une filière batterie

L’Etat veut soutenir la création d’une filière de production de batteries en France. Un financement de 125 millions d’euros est en cours de montage. Mais quelles technologies de batteries seront privilégiées ? Les plus prometteuses restent, selon de nombreux spécialistes, les batteries Lithium-ion. Leur autonomie ne dépasse pourtant pas les 150 kilomètres, voire 50 % de moins en cas d’utilisation d'auxiliaires (climatisation, chauffage, autoradio…). L’efficacité énergétique des voitures est une condition indispensable à l’essor des motorisations électriques. Autre enjeu, le coût des batteries est encore trop élevé. Il faut compter près de 10 000 euros supplémentaires sur le prix d’une voiture électrique. L'automobile à batteries bute sur ces obstacles technologiques depuis plus d'un siècle. Avec ce nouveau plan de développement, échappera-t-elle enfin à sa malédiction ?

Thomas Blosseville

Pour en savoir plus : dans son numéro d’octobre, Industrie et Technologies consacre un dossier complet aux défis technologiques de la voiture électrique. Tout reste à inventer !

Voir aussi notre article "Voiture électrique : des prévisions très optimistes"

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