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[Vidéo] Quand le MIT s'inspire des castors pour concevoir des combinaisons de surf

Juliette Raynal

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- 26/01/2019 18h:06

c'est vraiment génial comme inventions

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[Vidéo] Quand le MIT s'inspire des castors pour concevoir des combinaisons de surf

© MIT

Une équipe de chercheurs du MIT s'est inspirée de la méthode d'isolation qu'utilisent les castors et les loutres des mers pour développer des combinaisons de surf plus performantes. Ces petits mammifères semi-aquatiques savent restés au chaud tout en conservant leur agilité. Deux caractéristiques clés pour une combinaison.

Comment rendre les combinaisons des surfeurs plus isolantes sans entraver leurs mouvements ? Pour résoudre cette problématique, le fabricant de combinaison Sheico Group, s'est rapproché d'une équipe de chercheurs du MIT. Ces derniers se sont inspirés de la nature pour proposer une réponse pertinente.

Une fourrure pour capturer des bulles d'air chaud

Alors que les baleines utilisent leur épaisse couche de graisse pour se protéger du froid, d'autres mammifères plus petits et semi-aquatiques, comme le castor et la loutre des mers, utilisent leur fourrure très dense pour capturer des bulles d'air chaud et s'isoler du froid. 

Le groupe de chercheurs, dirigé par Anette Hosoi, a mené des travaux de recherche pour comprendre dans les détails ce mécanisme d'isolation. Les résultats des travaux, publiés dans le journal Physical Review Fluids, montrent que l'espacement entre chaque poil et la vitesse à laquelle plonge l'animal jouent un rôle déterminant dans la quantité d'air capturée et donc sur le niveau de chaleur. 

Un modèle mathématique simple

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont créé des surfaces poilues de différentes dimensions. La première étape a consisté à réaliser des moules en effectuant des milliers de trous par découpe laser dans des petits blocs d'acrylique. Ensuite, pour chaque moule, un logiciel informatique a permis de changer la taille et l'espacement des poils. Les moules ont ensuite été remplis avec du caoutchouc (PDMS).

Ces différentes surfaces ont été plongées dans un liquide et les techniques d'imagerie vidéo ont permis d'observer quelle quantité d'air était capturée. A partir de ces observations, les chercheurs ont pu réaliser un modèle mathématique simple pour concevoir un matériau bio-inspiré pour la création de nouvelles combinaisons plus performantes.

 

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