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Vidéo : Microsoft expérimente un data center sous-marin

Juliette Raynal
Vidéo : Microsoft expérimente un data center sous-marin

© Microsoft

Les chercheurs de la firme de Redmond étudient sérieusement la possibilité de déployer des centres de données dans les fonds marins. Un premier prototype a été testé en août dernier au large des côtes de Californie. Une deuxième vague d'expérimentations devrait débuter au cours de cette année avec un prototype trois fois plus grand. 

De nombreux géants du web privilégient les pays nordiques pour y implanter leurs centres de données afin de diminuer leurs dépenses consacrées au refroidissement. Microsoft, lui, expérimente une autre piste. Celle des océans. Lundi 1er février, le New York Times a révélé que la firme de Redmond planchait sur le Project Natick. Il s’agit d’un projet de recherche qui vise à créer des datacenters sous-marins.

L’idée n’est pas nouvelle. En effet, le projet a débuté en 2013 après que deux employés d’un datacenter de Microsoft ont écrit un livre blanc pour présenter ce concept. Le développement d’un premier prototype a ensuite débuté en 2014 et en août dernier, l’entreprise a mis à l’eau son premier centre de données sous-marin au large des côtes de Californie. Il s’agit d’une capsule d’acier d’environ  2,4 mètres de diamètre et équipée d'une centaine de capteurs. Au total, l’engin, baptisé Leona Philpot, est resté 105 jours sous l’eau, une période bien plus longue que ce qu'avaient imaginé les ingénieurs de Microsoft en charge du projet.

Le dispositif  permettrait non seulement de garder au frais les serveurs, mais présenterait aussi différents avantages logistiques. Microsoft rappelle, en effet, que plus de la moitié de la population mondiale vit à moins de 200 kilomètres d’un océan. Développer des systèmes sous-marins permettrait de rapprocher les infrastructures des utilisateurs, et donc d'améliorer les temps de latence. Par ailleurs, la firme de Redmond estime que si ces dispositifs sont fabriqués en masse, il serait possible de les déployer en seulement 90 jours, un délai bien plus court que les deux années nécessaires à la construction sur la terre ferme de datacenters traditionnels. De plus, les ingénieurs tablent sur le fait que les datacenters pourront un jour être autonomes grâce, entre autres, à l'énergie marémotrice, issue des mouvements de l'eau créés par les marées.  

L’idée semble séduisante, mais de nombreux défis restent encore à relever, notamment au niveau de la maintenance. Microsoft s'apprête à mener une deuxième série d'expérimentations avec un nouveau prototype trois fois plus gros que le premier. Sur une page web dédiée, l'entreprise précise toutefois qu’il est encore trop tôt pour savoir si, à terme, une telle approche pourra être déployée à grande échelle par ses équipes ou d’autres fournisseurs de cloud.

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