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[Vidéo] La construction du LSST, le télescope de tous les records

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[Vidéo] La construction du LSST, le télescope de tous les records

Le LSST est composé de 3 miroirs dont le plus grand mesure 8,4 m.

© LSST project office

A 2 700 m d'altitude, à la cime des montagnes chiliennes, le Large synoptic survey telescope prend progressivement forme. Ce télescope géant doit permettre, à l'horizon 2022, de photographier le ciel afin d'en apprendre toujours plus sur notre galaxie. 

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la construction du Large synoptic survey telescope (LSST), l'un des plus grands télescopes au monde. Le prototype du changeur de filtres, l’un des éléments essentiels de la caméra du LSST, projet supervisé par les Etats-Unis et la France, vient a été validé avec succès. Automatisé, il doit permettre de prendre chaque image du ciel avec des filtres divers (de couleur ou de longueurs d'ondes différentes) dans le temps le plus restreint, selon le CNRS dont dix unités de l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules participent au projet.

 

Une fois le télescope disposé à 2 700 m d’altitude, sur la montagne Cerro Pachaon du Chili, sa camera numérique - la plus grande du monde -, doit en effet permettre de photographier de larges pans de la voûte céleste. Le capteur, situé à l'intérieur, est composé de près de 189 pièces qui, assemblées, peuvent prendre en photo une portion de ciel dont la surface est équivalente à 40 fois celle d'une pleine Lune. Ses 3 milliards de pixel confèrent également à cette puissante camera une résolution extrême, autorisant un relevé du ciel des plus précis.

 

Les premières images attendues en 2022

 

Le télescope, qui repose sur un système optique à trois miroirs (dont le plus grand mesure 8,4 m) doit faciliter le repérage des objets célestes même les moins lumineux, indique le site français du LSST. En dix ans, le LSST devrait scanner le ciel près de 800 fois, zone après zone, scrutant au total la moitié de la voûte céleste. Grâce à ce balayage périodique, les chercheurs pourraient repérer des phénomènes variables (astéroïdes…) susceptibles de menacer notre planète. Ces observations permettront également de mesurer précisément les quantités physiques associées à l’énergie noire, qui tend à accélérer l’expansion de l’univers.

 

Le télescope devrait être en mesure de prendre ses premières images en 2022. Pour stocker et traiter cette énorme quantité de données - environ 15 Téraoctets de données générées par nuit - des milliers de serveurs seront nécessaires. Ils se trouveront déployés sur deux sites : Le Centre de Calcul de l'Institut national de physique des particules de Lyon, en France. Et le National center for supercomputing application, aux Etats-Unis. Ainsi alimenté, le système de gestion sera en mesure de comparer entre eux les différents clichés afin de détecter automatiquement les évènements qui surviennent.

 

Pour bien saisir la fabrication, en images : 

Et pour un aperçu de l'avancée des travaux :

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