Nous suivre Industrie Techno

Véhicule électrique : "Le rejet du diesel peut changer la donne", selon Bertrand Delain

PROPOS RECUEILLIS PAR SÉVERINE FONTAINE

Sujets relatifs :

, ,
Véhicule électrique :

© DR

Quel est l'impact du véhicule électrique sur le monde de l'automobile ? Bertrand Delain, vice-président en charge du secteur Industries au sein de CGI Business Consulting, société de services en technologies de l’information, nous donne son point de vue sur la question.

 

Quel est l’impact du véhicule électrique sur l’industrie automobile ? 
 
Historiquement, pour entrer dans l’industrie automobile, il y avait deux pré-requis : la maîtrise du moteur thermique et celle du système de production. Il était donc difficile pour de nouveaux acteurs d’y entrer. Mais lorsqu’on parle par exemple de véhicule électrique, une barrière tombe et de nombreux nouveaux acteurs arrivent sur le marché. Du côté des constructeurs historiques, ces derniers développent avec plus ou moins d’intensité le véhicule électrique : de l’hybride au 100 % électrique. Les constructeurs historiques ont pris le virage il y a quelques années et certains sont donc aujourd’hui plus en avance que d’autres. 
 
Peut-on imaginer une mobilité 100 % électrique ? 
 
Le volume de véhicules électriques reste relativement faible à cause de quelques freins comme le temps de recharge de la batterie, l’autonomie, l’infrastructure de recharge et l’arbitrage du client final sur le coût. Mais le rejet des véhicules diesel peut changer la donne. Je pense qu’il sera certainement un vecteur d’accélération des ventes du véhicule électrique. Toyota a par exemple annoncé la fin du véhicule diesel en France en espérant le convertir en vente de véhicules électriques. Volvo a également annoncé que l’ensemble de sa gamme serait 100 % électrique d’ici 2021. 
 
Est-ce différent de produire de l’électrique ? 
 
Le système de propulsion est un élément du véhicule qui ne change pas fondamentalement la façon de produire un véhicule. Il est juste nécessaire de maîtriser la technologie. Pour changer le mode de production, cela se fait surtout au niveau de l’ingénierie du véhicule (nouveaux sous-traitants) et du processus de production (usines de moteurs, de montage du véhicule etc.). Et tout cela représente des investissements importants. En fait, le véritable problème n’est pas tant le changement que le délai : cela prend quelques années pour se lancer dans le véhicule électrique. 

 

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Véhicule autonome : Trois verrous à lever pour atteindre une véritable autonomie

Dossiers

Véhicule autonome : Trois verrous à lever pour atteindre une véritable autonomie

La perception 3D dynamique, la maîtrise de situations variées et l’explicabilité des algorithmes restent des obstacles[…]

27/10/2020 | 3DGoogle
Véhicule autonome : des déploiements qui s'adaptent aux terrains

Dossiers

Véhicule autonome : des déploiements qui s'adaptent aux terrains

Véhicule autonome : « La barre a été mise trop haut, mais cela a réveillé tout l'écosystème », souligne Fawzi Nashashibi (Inria)

Dossiers

Véhicule autonome : « La barre a été mise trop haut, mais cela a réveillé tout l'écosystème », souligne Fawzi Nashashibi (Inria)

Véhicule autonome : De l'échec au nouveau départ

Dossiers

Véhicule autonome : De l'échec au nouveau départ

Plus d'articles