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Vaylon présente le Pégase à Eurosatory 2014

Julien Bergounhoux

Mis à jour le 19/06/2014 à 10h01

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- 19/06/2014 06h:41

Excellent, je vais essayer d'en faire la promotion dans le pays ou je vis..la CHINE Vive le génie français !

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Vaylon présente le Pégase à Eurosatory 2014

© Julien Bergounhoux

La start-up française Vaylon expose en ce moment son Pégase à Eurosatory. Ce buggy hybride capable de voler comme un ULM a été en partie financé par la Direction générale de l'armement en vue d'une utilisation militaire, mais il dispose également d'un fort potentiel civil et Vaylon compte le commercialiser d'ici 2015.

La société Vaylon expose son buggy volant, le Pégase, au salon Eurosatory 2014. Cette start-up française basée à Strasbourg travaille en partenariat avec la Direction générale de l'armement (DGA) pour produire une version militaire du Pégase, mais compte également le décliner pour le monde civil. Industrie & Technologies a rencontré Jérémy Foiche, ingénieur aéronautique et cofondateur de Vaylon, pour faire le point sur ce projet.

Le pégase a pour objectif d'être le premier véhicule homologué sur route et dans les airs sous la réglementation européenne. Sur la route, c'est la réglementation buggy qui prime (requiert le permis B, peut rouler partout sauf sur autoroutes), et dans les airs il tombe dans la catégorie ULM classe 1, dite paramoteur (qui utilise une toile souple de parapente).

UN PARTENARIAT FRUCTUEUX

Vaylon est une start-up qui a été créée spécifiquement pour réaliser ce projet. Elle a rencontré la DGA lors de la phase initiale de conception du véhicule, et il se trouve qu'il répondait à une expression de besoins existante, dépassant même les demandes qu'avait définit l'Armée à l'origine. Dans ce cadre, la DGA a soutenu Vaylon à la fois financièrement et au niveau technique par le biais du dispositif de subvention RAPID. Des opérationnels des forces armées françaises les ont accompagnés lors des réunions techniques, et le démonstrateur actuel est testé avec l'Armée. La pré-série lui sera prochainement livrée pour essais finals.

En plus de la DGA, Vaylon s'est entourée de partenaires et sous-traitants qualifiés. Le projet est divisé en 2 thèmes distincts, vol et route. "La valeur ajoutée de Vaylon est la partie en vol", d'après Jérémy Foiche. Et plutôt que de réinventer la roue, Vaylon a fait appel à des spécialistes du monde de l'automobile pour la partie route.

DES SPÉCIFICATIONS ATTRAYANTES

"Le Pégase est équipé d'un moteur Rotax, la référence de l'ULM", explique Jérémy Foiche. Sa vitesse en vol est estimée entre 60 et 80 km/h, et entre 70 et 100 km/h au sol. Son réservoir de 50 litres d'essence lui confère une autonomie d'environ trois heures en vol plus 100 km au sol, même si cela peut varier fortement selon les cas de figure. Le moteur, qui développe 100 chevaux lorsqu'il vole, est en effet bridé à 20 chevaux au sol, un effet de la réglementation, ce qui lui procure indirectement une grande autonomie sur route.

"La conformité aux réglementations a tout de suite été l'une de nos priorités", confie Jérémy Foiche, "nous avons embauché un cabinet de conseil en homologation très tôt dans le projet." Le moteur a ainsi été transformé pour s'adapter aux besoins de cet hybride, et Vaylon a développé un micro-controleur qui gère la carburation et module la puissance suivant le mode choisi : route ou vol. De la même manière, la transmission est répartie intelligemment entre le moteur, l'hélice et les roues. Elle peut même faire fonctionner à la fois les roues et l'hélice pour une aide au décollage lorsque les conditions sont difficiles.

Le Pégase peut décoller en moins de 100 mètres, voire 50 mètres lorsque les conditions sont propices (avec un léger vent de face). Et il peut décoller depuis n'importe quel terrain, et pas seulement d'un aérodrome comme c'est le cas pour les ULM. L'atterrissage quant à lui se fait sur 15 à 30 mètres. Et s'il peut voler très bas, il est aussi capable de dépasser les 3 000 mètres d'altitude. L'intéret militaire de la chose étant de pouvoir prendre de l'altitude puis de couper le moteur et de planer jusqu'au sol, observant silencieusement une situation ou passant des obstacles sans se faire repérer. Enfin, sa charge utile maximale est de 250 kg.

UN IMPORTANT POTENTIEL CIVIL

Une fois la pré-série validée, Vaylon compte mettre en œuvre la version civile de son buggy, à la fois pour les entreprises et les particuliers. Dans le cadre d'une utilisation professionnelle il pourra servir entre autres à la sécurité civile, à effectuer de la surveillance de zones (routière, réseau ferré, installations industrielles). Il se place comme un concurrent direct des solutions utilisant des hélicoptères pour ce type de missions, étant à la fois moins coûteux à l'achat, à la maintenance, à la formation des équipes, et en consommation de carburant (environ 15 litres/heure). Et Jérémy Foiche ne croit pas à une concurrence des drones civils pour ce type de missions, leur autonomie en vol étant trop limitée et la possibilité d'une intervention humaine sur un large périmètre restant primordiale.

A noter que le carénage final n'est pas en place sur le démonstrateur, qui est en mode "squelette". La commercialisation du Pégase devrait commencer en 2015, même si les dates de livraison en elles-mêmes n'ont pas encore été arrêtées. Vaylon estime sa capacité de production à 100 unités par an. Quant au prix du Pégase, il devrait correspondre à celui d'un ULM 3 axes, c'est-à-dire se situer entre 100 000 et 150 000 euros.

Ci-dessous une vidéo de présentation du Pégase :

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