Nous suivre Industrie Techno

Vasco : la robotique portuaire made in France

Vasco : la robotique portuaire made in France

L’AIV (Automated Intelligent Vehicle), véhicule portuaire entièrement automatisé.

© BA Systèmes

Porté par les français Gaussin et BA Systèmes, le programme Vasco vise à mettre au point un robot spécialisé pour le transfert de conteneurs dans les terminaux portuaires afin d’améliorer leur productivité. Un premier démonstrateur doit être déployé dès 2017 sur un site d’essais.

L’un des grands défis des exploitants portuaires est de minimiser le temps de présence des navires à quai. Mais actuellement, seuls les plus grands ports du monde ont automatisé le transport des conteneurs du quai (une fois qu’ils ont été déposés par les grues) aux stockeurs. Pour les autres ports, ce transfert s’effectue encore de manière manuelle. « Notre objectif est d’optimiser ce maillon logistique », explique Guy Caverot, directeur innovation et robotique de BA Systèmes. Spécialiste des chariots de manutention et de leur déclinaison entièrement automatisée, les AGV (Automated-guided vehicles), l’entreprise compte mettre au point les robots des ports du futur.

BA Systèmes fait partie d’un nouveau programme de R&D baptisé Vasco, pour « Véhicule automatisé supervisé pour conteneurs ». Lancé le 15 février dernier en partenariat avec Gaussin, entreprise spécialisée dans les équipements portuaires, et les laboratoires Crystal de l’Université de Lille 1 et IRCCyn de l’Ecole Centrale de Nantes, il vise à développer un système entièrement automatisé avec guidage sans infrastructure pour le transfert de conteneurs dans les terminaux portuaires.

Un premier démonstrateur en 2017 

«Nous allons apporter la brique technologique au niveau du guidage, de la sécurité et de la supervision des robots », précise Guy Caverot. Pour ce faire, l’entreprise utilise trois familles d’algorithmes : des algorithmes de logistique, des algorithmes de gestion de trafic et un modèle mathématique dédié aux interfaces homme-machine. Pour comprendre leur environnement, les véhicules automatisés seront également équipés d’une certaine capacité de perception grâce à des capteurs et des systèmes laser et ultrasons.

Les membres de ce nouveau consortium prévoient de mettre au point deux démonstrateurs composés, à chaque fois, de trois véhicules automatisés. « Le premier vise à lever les verrous scientifiques et techniques. Il sera déployé en 2017 sur le site d’essais d’Héricourt, chez notre partenaire  Gaussin », détaille Guy Caverot. Le second, quant à lui, sera déployé sur le Port de Dunkerque au niveau du terminal des Flandres. Le consortium a, par ailleurs, déjà identifié plusieurs prospects à travers le monde et formulé trois offres comprenant chacune 20 robots.

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Les applications industrielles en tête des demandes de brevet pour l’impression 3D

Les applications industrielles en tête des demandes de brevet pour l’impression 3D

L'office européen des brevets (OEB) a publié le 13 juillet son rapport annuel sur les demande de brevet concernant la fabrication[…]

Pour bien commencer la semaine, le projet Hygéo pour stocker de l’hydrogène vert à 700 m sous terre

Pour bien commencer la semaine, le projet Hygéo pour stocker de l’hydrogène vert à 700 m sous terre

Hydrogène vert, souveraineté du cloud et Lab Robotique, le best of de la semaine

Hydrogène vert, souveraineté du cloud et Lab Robotique, le best of de la semaine

Engie Solutions inaugure son centre d’expertise en robotique dédié à l’usine du futur

Engie Solutions inaugure son centre d’expertise en robotique dédié à l’usine du futur

Plus d'articles