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Une nouvelle génération de scanner pour la recherche clinique

Ludovic Fery

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Une nouvelle génération de scanner pour la recherche clinique

Modèle 3D d'une imagerie cardiaque chez la souris (TEP).

© DR

Coupler deux techniques d’imagerie actuelles aboutirait à des progrès pour la recherche clinique, mais aussi à plus long terme pour les patients.

Le pactole des investissements d’avenir intéresse les entreprises étrangères. La société américaine Bioscan a annoncé, le 13 janvier dernier lors d'une conférence de presse parisienne, l’implantation d’un centre de R&D à Dijon (21). Celle-ci fait suite à l’obtention d’un financement de l’Etat français dans le cadre de l’appel à projets "équipement d’excellence".

Le projet, subventionné à hauteur de 7,3 millions d’euros, se nomme IMAPPI, pour « Integrated Magnetic Resonance and Positron emission tomography in Preclinical Imaging ». Son but : accélérer le développement préclinique de médicaments grâce à un outil d’imagerie plus performant. Comme le nom du projet l’indique, il s’agit de construire un appareil qui réalisera, sur le petit animal, deux types d’imagerie en une : l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et la tomographie par émission de positons (TEP).

Chaque technique apporte un avantage que l’autre n’a pas : l’IRM est idéale pour fournir des informations anatomiques du sujet, tandis que la TEP aide à suivre une activité métabolique et notamment l’action thérapeutique d'une molécule. D’où l’idée de combiner les deux. Des sociétés comme Bioscan savent déjà superposer les deux types d’images pour en faire des modèles 3D. Mais c’est la première fois que l’on cherche véritablement à fusionner les deux techniques au niveau de l’acquisition d’images, sans sacrifier en résolution.

Superposition d'échelles

En plus des gains de temps escomptés, les bénéfices viennent de la superposition d’échelles : « il peut y avoir un intérêt de suivre en temps réel une molécule radiomarquée, voir des transferts s’effectuer au-dessous de la micromole par litre, tandis qu’à l’échelle supérieure on verra le comportement des tissus, par exemple la perfusion de sang », a expliqué le professeur François Brunotte, coordinateur du projet pour le PRES de Bourgogne/Franche-Comté, lors de la présentation d'IMAPPI.

Le projet doit se dérouler sur trois ans, avec à chaque jalon la livraison d’un nouveau prototype : cette année, un système où la TEP et l’IRM seront enchaînées mais sur deux machines différentes, l’année prochaine, un prototype réalisant en ligne les deux techniques, et enfin, en 2014, la livraison du scanner intégrant TEP et IRM. Bioscan a noué un partenariat avec Philips sur ce-dernier prototype, car il nécessite le développement de photodétecteurs insensibles aux champs magnétiques.

A plus long terme, le prototype d’IMAPPI pourrait trouver des applications cliniques, par exemple pour dépister ou suivre l’évolution de certaines tumeurs.

Ludovic Fery

Pour en savoir plus : www.bioscan.com

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