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Une norme internationale pour les communications ultra-basse consommation

Hugo Leroux

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La première norme internationale (ISO) concernant les communications à ultra basse consommation vient d’être publiée. Etablie sur la base des travaux du collectif d’industriels Alliance Enocean, elle favorisera l’adoption d’un même langage pour tous les capteurs communicants autoalimentés, qui commencent à truffer les bâtiments ''intelligents''.
 

« Les fondements d'une technologie sans fil totalement interopérable, ouverte et comparable aux normes Bluetooth et WiFi ». Voilà ce que définit la nouvelle norme internationale ISO/IEC 14543-3-10, selon l’Alliance Enocean. Ce consortium industriel, mené par la société allemande Enocean, a de quoi se montrer enthousiaste. C’est lui qui a poussé à l’adoption d’une norme pour rendre itneropérables les réseaux de capteurs radio ultra basse consommation.

Faire communiquer le bâtiment

La maison et le bâtiment ''intelligent'' sont des concepts en plein essor. En principe, ces constructions sont équipées de réseaux de capteurs denses qui remontent assez d’informations pour réguler les paramètres de confort de leurs habitants. Par souci de viabilité économique, ces capteurs tendent à se faire de plus en plus économes en énergie, voire à s’autoalimenter par le biais de sources d’énergie ambiantes : lumière (photovoltaïque), vibrations (piézoélectrique) ou chaleur (thermoélectrique).

Pour communiquer leurs informations sans prélever plus d’énergie qu’ils n’en disposent, ces capteurs autoalimentés se sont vus imposer par leur fabricant une véritable cure d’amaigrissement. Ce travail a abouti à des protocoles de communication extrêmement concis et économes. Mais encore faut-il que tous ces appareils utilisent le même protocole pour fonctionner ensemble. C’est la raison pour laquelle de nombreux industriels ont harmonisé leurs pratiques sous la bannière de l’Alliance Enocean.

D'autres secteurs en attente

« Cette normalisation va dynamiser la demande de capteurs à récolte d'énergie et de modules radio, tout en accélérant leur déploiement », estime Laurent Giai-Miniet, CEO d'EnOcean. A plus long terme, il existe d'autres secteurs où le déploiement de capteurs autoalimentés et interopérables peut changer la donne. Ainsi des réseaux électriques intelligents (smart grid) et des compteurs intelligents (smart metering), qui  surveilleront les consommations en temps réel. Dans l'industrie et les transports, de tels réseaux de capteurs peuvent par exemple relever en continu la fatigue des machines, et ainsi fournir des indications précieuses pour prévenir les accidents.

Hugo Leroux

 

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