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Une messagerie sécurisée made in France

Une messagerie sécurisée made in France

Pour se passer de WhatsApp et Telegram, des services grand public posant des problèmes de sécurité, le gouvernement français a choisi de développer sa propre messagerie instantanée sécurisée.

Le secrétaire d’état chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, a annoncé que d’ici l’été, le gouvernement Macron et l’ensemble des collaborateurs d’En Marche ! disposeront de leur propre système de messagerie cryptée. L’objectif ? Renforcer la sécurité et la confidentialité des communications. Jusqu’à présent, les politiques avaient souvent recours à WhatsApp et Telegram. Ces applications permettent d’échanger des données, vocales ou écrites, préalablement chiffrées. Avant toute communication, elles établissent un premier contact entre l’émetteur et le destinataire, cherchent la clé publique du destinataire – une sorte de cadenas numérique –, puis génèrent une clé privée sur les deux appareils. WhatsApp a déployé, il y a quelques années, le chiffrement de bout en bout, grâce auquel le message est transmis sous une forme qui le rend illisible en cas d’interception par un pirate. WhatsApp et Telegram sont fondés sur une technologie open source, à la disposition de n’importe quel programmeur souhaitant y apporter des améliorations.

Un message crypté se résume à une succession de caractères numériques et alphabétiques plus ou moins complexes, qui repose sur des algorithmes. Le plus sûr et le plus utilisé aujourd’hui par l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA), les services bancaires et même certains industriels est l’algorithme de chiffrement symétrique AES (advanced encryption standard). établi à partir d’une table définie au préalable, l’algorithme offre des tailles de blocs et de clés qui sont des multiples de 32. Il existe différents niveaux de chiffrement, la clé pouvant faire 128, 192 ou 256 bits. Déchiffrer un message crypté de bout en bout, sans les clés de déchiffrement, autrement dit sans le manuel de correspondance permettant de traduire les caractères en lettres, s’apparente à de la science-fiction. Seuls les développeurs de l’application ont connaissance de ces clés.

Problème : ces données ne sont pas hébergées en France. L’application[…]

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