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Une main robotisée "Do It Yourself" à moindre coût

Séverine Fontaine
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Une main robotisée

Une main robotisée imprimée en 3D

Ne pouvant se payer une prothèse poly-digitale, il décide d’en fabriquer une … en impression 3D ! Nicolas Huchet, amputé d’une main, est sur le point de finaliser une prothèse réalisée grâce à l’impression 3D. Un projet qui ne serait sûrement jamais né sans l’aide du FabLab de Rennes.

30 000 à 70 000 euros. C’est la somme nécessaire pour pouvoir se procurer une prothèse polydigitale et retrouver les fonctionnalités motrices d'avant l'amputation. Non prise en charge par la Sécurité Sociale, Nicolas Huchet est actuellement équipé d’un bras myoélectrique – usage d’une pince - dont les fonctionnalités sont très limitées. Il décide alors de fabriquer une main robot, sur la base du "Do It Yourself ".

La main est composée de deux capteurs posés sur le bras de l’amputé. Lorsque le muscle se contracte, le capteur va envoyer un signal à un amplificateur qui va le transformer en énergie électrique. Le courant arrive ensuite dans la carte qui va faire tourner le moteur dans un sens ou dans l’autre pour, soit ouvrir, soit fermer la main. Les composants de la main ont été quant à eux choisis pour leur bas coût. 3 ou 4 euros pour l’impression 3D, une vingtaine d’euros pour la carte, 30 euros pour les moteurs et 50 pour les capteurs. En somme, la main revient à 200 euros. La main, réalisée par le sculpteur Gaël Langevin, a été téléchargée en Open Source sur internet. Elle est composée de plastique ABS. 

Réalisée grâce au FabLab de Rennes

Début 2013, le FabLab de Rennes a offert à Nicolas Huchet une belle opportunité : l’accès à une imprimante 3D lui permettant de réaliser son projet de prothèse, la Bionico hand. Pour le moment, le jeune homme a réussi à imprimer en 3D les pièces de la main et à l’actionner grâce à des capteurs musculaires. Il est donc possible pour un handicapé de se servir de cette main.

A présent, les recherches sont orientées vers une main plus robuste, dont les composants seraient miniaturisés. Nicolas Huchet souhaite que cette main robot permette de saisir et de maintenir des objets. Et d’acquérir une meilleure autonomie électrique. Mais il sait bien que son projet n’arrivera pas à la hauteur d’une prothèse déjà présente sur le marché. Pour le moment, il tend à créer une main robotique alternative à moindre coût pour les amputés, qu’il pourra mettre sur le marché.

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