Nous suivre Industrie Techno

Une interface pour processeur embarqué

Ridha Loukil
L'école a aidé la jeune société montpelliéraine Cortus à compléter son processeur virtuel par une interface USB.

Société en cours de création à Montpellier (Hérault), Cortus développe un processeur Risc à 32 bits, présenté comme le plus petit du marché. Selon Duc Nguyen, l'un des cofondateurs, ce processeur de moins de 10 000 portes, programmable en langage C, nécessite 24 fois moins de surface de silicium qu'un ARM9, un processeur Risc à 32 bits, courant sur le marché. Et il est 250 fois plus performant qu'un processeur à 8 bits. La société le propose sous forme de composants virtuels, c'est-à-dire de logiciels permettant aux concepteurs de l'implémenter sur un circuit programmable ou une puce sur mesure (Asic) pour des applications embarquées (automobile, électronique grand public, télécoms...).

Former un étudiant avant de l'embaucher

Afin de disposer d'une offre de propriété intellectuelle complète avec toutes les interfaces d'entrées/sorties et l'ensemble des périphériques, Cortus a voulu enrichir sa solution d'un contrôleur de port USB. Mais, faute de moyens et de temps (la société ne comptait alors que quatre personnes), la start-up a confié ce travail d'extension à l'école Polytech'Montpellier. « La demande était la bienvenue. D'autant plus que le problème technique qu'elle posait s'inscrivait parfaitement dans le cursus du département micro-électronique et automatique de l'école », note Jean-Marc Gallière, professeur, responsable de projets de fin d'études.

Le travail de développement a été mené par Sébastien Ternat dans le cadre de son projet de fin d'études de 3e année. Au bout de six mois, une première version du contrôleur USB, validé par des outils de vérification et de simulation, a été proposée fin janvier 2005. Il est synthétisable en VHDL, langage de description de haut de niveau de circuits intégrés. Pour les besoins de sa validation, il a été implémenté dans un circuit programmable FPGA du fournisseur Xilinx.

L'élève ingénieur a ensuite poursuivi le développement dans le cadre d'un stage de fin d'études de six mois au sein de Cortus. Et, une fois son diplôme d'ingénieur en poche, il a intégré les effectifs de la jeune société, devenant ainsi son premier salarié embauché.

Pour Cortus, le projet a coûté 9 000 euros. Un montant jugé très raisonnable par Duc Nguyen. Le port USB sera proposé comme un plus dans ses solutions qui seront commercialisées en décembre. « L'expérience a été particulièrement intéressante dans le sens où elle nous a permis de former un étudiant avant de l'embaucher. Nous aimerions la renouveler », souhaite le cofondateur de Cortus.

vous lisez un article d'Industries & Technologies N°0872

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2005 d'Industries & Technologies

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies