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Une filière en pleine numérisation

OLIVIER LAPIROT
Constitué à 97 % de PME, le secteur agroalimentaire a longtemps été considéré comme peu numérisé. Une situation que les professionnels prennent à bras le corps. Puces RFID, automates et robots intelligents entrent dans les usines, tandis que producteurs et consommateurs tissent leurs liens sur les réseaux sociaux.

Les manifestations sur le sujet de la transformation numérique dans le secteur agroalimentaire s'enchaînent à toute allure. En octobre, le salon de l'agroalimentaire (Sial) accueillait pour la première fois les débats Foodies 2.0, pour découvrir les dernières tendances du Web social. Le mois suivant, la conférence parisienne « Food is social » voulait « bousculer le monde de l'agroalimentaire et du digital ». En décembre, le colloque « révolution digitale agroalimentaire » se tenait à Rennes à l'initiative du pôle de compétitivité Valorial, dédié à l'aliment de demain. Faut-il voir dans cette effervescence le besoin de combler un supposé retard des industries agroalimentaires sur le terrain du numérique ?

« Les pratiques des consommateurs sont en train de se modifier en profondeur, par l'usage des outils numériques à leur disposition. Le secteur de l'agroalimentaire s'interroge comme les autres », rétorque Jean-Luc Perrot, directeur du pôle de compétitivité Valorial.

Les automates intelligents pour un meilleur contrôle qualité

« Si on peut avoir une impression de retard, c'est parce que notre secteur est très éclaté, contrairement à d'autres qui comptent peu d'acteurs, comme l'automobile », justifie Arnaud Bessard, directeur de la communication de l'Association nationale des industries agroalimentaires (Ania). Le premier secteur industriel en France compte en effet plus de 11 800 entreprises, dont 97 % sont des PME, et couvre des domaines très variés (viandes, poissons, fruits et légumes, produits laitiers, confiserie, boulangerie-pâtisserie et pâtes, aliments pour animaux, fabrication de boissons).

Après une première vague d'automatisation, l'industrie agroalimentaire continue à rester attentive aux innovations susceptibles de produire de la valeur ajoutée. Le contrôle qualité peut ainsi bénéficier des apports de l'intelligence logicielle couplée, par exemple, à des automates munis de caméras pour détecter les corps étrangers dans les contenants. En parallèle, des robots plus évolués sont en train d'arriver, notamment dans le secteur des viandes. Parmi les objectifs, la réduction de la pénibilité du travail. L'abattoir Holvia Porc, à Laval (Mayenne), va accueillir un[…]

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