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Une enzyme pour éliminer certains plastiques

Une enzyme pour éliminer certains plastiques

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Une équipe internationale de chercheurs a mis au point une enzyme capable de digérer certains plastiques. Cette découverte pourrait apporter une solution notamment pour le recyclage du plastique en polyéthylène téréphtalate (PET). Une nouvelle qui redonne un peu d’espoir en cette journée mondiale de l’environnement dédiée au plastique qui pollue nos océans…

Pour freiner la pollution plastique, chacun a son rôle à jouer. L’Organisation des Nations Unies (ONU) propose aux particuliers de s'engager : pour la journée mondiale de l’environnement ce 5 juin, celle-ci exhorte chacun d'entre nous à bannir les produits plastiques à usage unique de notre quotidien. De son côté, une équipe internationale de chercheurs a trouvé une solution pour s'attaquer aux déchets qui finissent malgré tout par se retrouver dans l'environnement, grâce à une enzyme qui digère le plastique. 

Les chercheurs des Université de Portsmouth et du Laboratoire national des énergies renouvelables du département américain de l’énergie (NREL) ont commencé par étudier une enzyme naturelle, la « PETase », qui aurait évolué dans un centre de recyclage des déchets au Japon et qui permettrait à une bactérie de dégrader le plastique en polyéthylène téréphtalate (PET) en le digérant, expliquent nos confrères de The Engineer. Les chercheurs travaillent désormais sur l’amélioration de cette enzyme afin qu’elle puisse être utilisée industriellement pour décomposer les plastiques rapidement.

Les chercheurs ont commencé par créer un modèle 3D à ultra-haute résolution de l’enzyme naturelle et ont découvert que la PETase ressemblait beaucoup à une autre enzyme, la cutinase. En effet, la PETase possède une fissure dans son site actif (partie du catalyseur qui va interagir avec les substrats pour former le produit) permettant d’accueillir les polymères synthétiques. Cette différence pourrait être expliquée par le fait que l’enzyme PETase aurait évolué dans un environnement contenant du PET pour permettre à celle-ci de le dégrader. Pour tester leur hypothèse, les chercheurs ont muté le site actif de la PETase pour qu’il se rapproche de la cutinase. 

En réalisant cette mutation, les chercheurs ont trouvé que le mutant PETase était meilleur que la PETase naturelle dans la dégradation du PET. L’enzyme peut également dégrader le polyéthylène furandicarboxylaxte (PEF), un substitut biosourcé pour les plastiques PET.  Les chercheurs imaginent déjà la suite : une industrie viable pour la transformation du PET et des substrats tels que le PEF, le PLA et le PBS afin qu’ils puissent être recyclés durablement.

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