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Une collaboration globale pour offrir des mains imprimées en 3D à des enfants

Julien Bergounhoux
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Une collaboration globale pour offrir des mains imprimées en 3D à des enfants

La petite Shea pose avec sa nouvelle main, qu'elle avait demandé pour Noël.

© Frankie Flood - Ranee Stollenwerk

Les technologies d'impression 3D ont éveillé de nombreuses vocations à mesure qu'elles sont devenues plus accessibles et que des communautés se sont formées autour des principes de partage et de contribution commune qui animent les grands projets collaboratifs. Parmi les plus nobles de ces projets sont ceux visant à fournir des prothèses aux enfants qui n'y ont autrement pas accès, comme la petite Shea.

Shea Stollenwerk a 9 ans. Elle est née avec une main atrophiée, dont les doigts ne sont pas complets. L'année dernière, après avoir visionné sur Internet des vidéos de prothèses imprimées en 3D, elle a annoncé à ses parents qu'elle en voulait une pour Noël. Ils n'ont pas réussi à lui accorder ce souhait à temps pour la fin de l'année, mais après s'être renseignés en ligne, ils sont parvenus à trouver de l'aide.

Frankie Flood, professeur agrégé à la Peck School of the Arts et responsable du DCRL (Digital Craft Research Lab) au sein de l'Université du Wisconsin-Milwaukee, s'est en effet ému de cette requête et s'est associé à Adream Blair, professeur de design à la Peck School, pour en faire une réalité. Ils ont enrôlé leurs étudiants et tous ont rejoint une communauté en ligne dédiée, s'appuyant sur les travaux déjà réalisés et les modifiant pour mieux les adapter à la main de Shea.

UN MOUVEMENT GLOBAL

Le projet qu'il ont rejoint s'appelle e-NABLE. C'est une initiative internationale née de la collaboration d'un fabricant d'accessoires de scène américain et d'un menuisier sud-africain, qui se sont associés, malgré les 16 000 km les séparant, pour créer une prothèse pour un enfant sud-africain... et ont ensuite décidé de mettre leurs plans à disposition de tous gratuitement, afin que d'autres puissent imiter leur démarche. Un réel mouvement en a découlé : au fil des mois, de plus en plus d'ingénieurs et de bricoleurs y ont contribué, améliorant les modèles existants et en proposant de nouveaux.

Et cette initiative n'est pas isolée. D'autres mouvements du même type ont également vu le jour ces dernières années, comme The Open Hand Projet, financé par "crowdfunding" sur Indiegogo, Robohand, ou le "projet Daniel" qui est né de la volonté de redonner des bras à un adolescent du Soudan, et s'est par la suite étendu à tous ceux qui en avaient perdus dans ce pays ravagé par la guerre.

EFFICACE ET PAS CHER

Des projets dont l'accessibilité (seule une imprimante 3D et un peu de bricolage sont nécessaires) et le prix réduit (moins de 100 euros en moyenne) sont une révolution dans un domaine où les prothèses sont habituellement très coûteuses et difficiles d'accès (et pas forcément meilleures). Et ce autant pour les pays en voie de développement que pour les pays développés, comme en témoigne l'histoire de Shea, une américaine dont les parents étaient démunis face à son handicap.

Et si cette histoire à fait naître une vocation, tous les fichiers du projet e-NABLE sont disponibles à cette adresse.

Ci-dessous une vidéo présentant le projet pour Shea et les acteurs impliqués :

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