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Un robot fabrique ses propres « enfants », dont les performances s'améliorent de génération en génération

Un robot fabrique ses propres « enfants », dont les performances s'améliorent de génération en génération

A chaque fois, le bras robotisé évalue la distance parcourue par ses "enfants".

© Université de Cambridge

Une équipe de chercheurs des universités de Cambridge et de Zurich a mis au point un dispositif robotique capable d'évoluer et de s'améliorer. Ces travaux visent à mieux comprendre la manière dont les êtres vivants apprennent et évoluent mais aussi à concevoir des robots capables de s'adapter à leur environnement. 

Un robot capable de construire d’autres robots toujours plus performants. La scène semble directement tirée d’un scénario de film de science-fiction. Pourtant, c’est bien le processus d’évolution qu’a réussi à mettre en place une équipe de chercheurs des universités de Cambridge et de Zurich et dont les résultats ont récemment été publiés dans le magazine scientifique PLOS One.

Dirigée par le Dr Fumiya Iida, l’équipe de scientifiques a développé un système robotique capable d’évoluer et de s’améliorer. Celui-ci repose sur un bras robotisé (un UR5 développé par Universal Robots ), le « robot mère », qui fabrique des « bébés robots », faits de petits cubes motorisés, dont les performances s’améliorent au fur et à mesure. 

A chaque fois, le bras robotisé mesure la distance parcourue par ses « enfants » dans un laps de temps défini. En fonction de ces observations, le « robot mère » va modifier, sans intervention humaine, le design des prochains « bébés robots » afin d’augmenter leurs capacités. Au total, le bras robotisé a produit dix générations de dix enfants et l’exercice a été répété cinq fois. Selon les chercheurs, les « enfants » les plus agiles de la dernière génération se déplaçaient, en moyenne, deux fois plus rapidement que les « enfants » les plus agiles de la première génération.

Des robots capables de s’adapter à leur environnement

Outre l’amélioration des performances de génération en génération, cette expérience menée sur quatre années, aurait permis de faire émerger des configurations qui n’auraient jamais vu le jour avec l’intervention de l’homme. « La sélection naturelle repose essentiellement sur l’enchaînement : reproduction, évaluation, reproduction, évaluation et ainsi de suite. C’est ce que ce robot effectue. Nous pouvons ainsi observer l’amélioration et la diversification des espèces », détaille le Dr Fumiya Iida dans un communiqué présentant le projet.

Interviewé par la BBC, il a expliqué que ces travaux devaient permettre de mieux comprendre la manière dont les êtres vivants apprennent et évoluent. « Une des grandes questions en biologie est de savoir d’où vient l’intelligence. Nous voulons utiliser la robotique pour explorer ce mystère », a-t-il assuré.

Autre objectif : pouvoir concevoir des robots capables de s’adapter à leur environnement. Andre Rosendo, un autre membre de l’équipe de recherche cité par la BBC, imagine une usine automobile où les robots seraient capables d’identifier les pièces défectueuses d’une voiture et de les réparer eux-mêmes ou encore des robots agricoles capables de tester différentes méthodes de récoltes pour voir si l’une d’entre elles permet d’augmenter la production. 

 

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