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Un robot autonome pour inspecter les ponts

Alexane Roupioz
Un robot autonome pour inspecter les ponts

© DR

Conçu pour inspecter les ponts, le robot Seekur permet d’évaluer en temps réel le niveau de corrosion des structures. Grâce à des technologies non destructives couplées à un algorithme, le dispositif robotique fournit un diagnostic complet plus rapidement que des équipes d’ingénieurs, et à moindre coût.

Un robot autonome conçu pour inspecter les ponts a été mis au point par des chercheurs de l’Université de Nevada. Le dispositif permet d’évaluer l’avancée du vieillissement des structures en détectant des fissures en surface, ou des traces de corrosion dans les armatures en acier et en béton grâce à des méthodes non destructives.

Baptisé Seekur, le robot à quatre roues est alimenté par des batteries. Il dispose d’un système de pivot qui lui permet de tourner sur lui-même pour changer de direction ce qui minimise ses mouvements, et donc limite sa consommation d’énergie. Le robot embarque avec lui trois technologies d’analyse non-destructive. Un radar à pénétration de sol envoie des ondes électromagnétiques à l’intérieur de la structure. Le temps de réflexion de ces ondes sur un obstacle varie en fonction de la qualité du matériau. Ce radar permet donc d’évaluer l’état des armatures en profondeur. Des capteurs à résistivité électrique apportent des informations additionnelles sur d’éventuelles traces de corrosion dans la structure. Cette technologie utilise la corrélation qu’il existe entre la détérioration d’un matériau et sa résistance : la résistivité électrique diminue lorsque le béton se détériore. Enfin, un appareil photo reflex numérique permet de repérer les fissures en surface. Un algorithme analyse ensuite toutes les données collectées et les utilise pour générer une carte de la structure avec un code couleur  indiquant le niveau de corrosion des différentes zones (du bleu en l’absence de dégradation, au rouge pour une forte corrosion). 

Les chercheurs américains ont déjà mis à l’épreuve Seekur sur quatre ponts aux Etats-Unis dans le New Hampshire, le Maine, le Nevada et le Montana. Bilan : le robot est plus rapide et plus précis que des équipes d’ingénieurs. Il met le même temps qu’un agent humain pour collecter les données, mais il les analyse en seulement quelques minutes contre quelques heures pour des hommes. Les méthodes d’analyse non destructives sont déjà utilisées dans ce secteur. Elles apportent une alternative aux forages réalisés pour vérifier l’état du béton et des structures en acier en profondeur, et ne nécessitent pas l’évacuation des sites inspectés. Mais comme ce robot est complètement autonome, il permet de réduire encore les coûts car il n’est plus nécessaire d’envoyer des équipes sur place.

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