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Un polymère spongieux aide les os à se régénérer

Séverine Fontaine
1 commentaire

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- 27/08/2014 17h:15

Cette voie de recherche est destinée à un bon développement. A noter qu'il y a longtemps que l'exosquelette des coraux durs est utilisé par les praticien de l'art dentaire, notamment pour combler les cavités osseuses du parodonte

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Un polymère spongieux aide les os à se régénérer

Le polymère spongieux

© Université Texas A&M

Des chercheurs américains ont développé un polymère spongieux qui aiderait la régénération des os fracturés. Grâce à sa structure alvéolée, il permet de combler la lésion de l'os tout en stimulant sa reconstruction naturelle.

Une équipe de chercheurs de l’université du Texas A&M aux Etats-Unis, dirigée par l’ingénieure en biomédical Mélissa Grunlan, a développé un polymère à la structure spongieuse qui permettrait d’aider les cellules osseuses à se régénérer. Composé d'un polycaprolactone, un polymère déjà utilisé pour les sutures, et d'un polydopamine, un second polymère connu pour stimuler la croissance osseuse, l'éponge permet de combler la lésion tout en permettant sa régénération naturelle. 

Pour que le polymère devienne souple, les chercheurs ont dû chauffer (60°C) celui-ci dans de l'eau salée pour pouvoir ensuite le mouler à la forme exacte de la section d'os manquante. Une fois en place, le polymère refroidit et se raidit, telle une éponge lorsqu'elle sèche. Sa structure alvéolée permet aux cellules osseuses de pousser naturellement et de remplacer peu à peu le greffon artificiel, qui est excrété et absorbé par le corps. L'équipe de recherche estime que la repousse totale de l'os prendrait environ un an.

Aujourd’hui, la méthode la plus courante consiste à prélever une fraction osseuse (comme l'os cortical au niveau du bassin) et de l'insérer sous forme de greffe dans le propre corps du patient pour réparer l'os fracturé. Cette technique ne produit pas de rejet immunitaire, puisque le greffon vient directement du patient, mais demande une opération supplémentaire qui peut provoquer des complications. Les chirurgiens peuvent également utiliser des mastics ou des ciments pour combler le déficit, mais ceux-ci ont tendance à être fragile et ne permettent pas à l’os de repousser naturellement. 

Pour le moment, cette mousse n’a été testée qu'en laboratoire. La prochaine étape consiste à voir comment le polymère peut fixer l’os dans un organisme vivant, comme celui de la souris.

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