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Un patch analyse la sueur pour détecter la fatigue et le stress

Séverine Fontaine

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Un patch analyse la sueur pour détecter la fatigue et le stress

Le capteur permettant de détecter le stress et la fatigue par la sueur

© GE Global Research

Des chercheurs américains ont développé un capteur non-invasif permettant de mesurer le taux de sécrétion d’hormones liés à la fatigue et au stress en analysant le taux de protéines contenus dans la sueur. 

Scott Miller, directeur du laboratoire de nanostructures et des surfaces de GE Global Research, en collaboration avec des laboratoires américains, a développé un patch doté d’un capteur non-invasif de détection de protéines, pour mesurer la fatigue et le stress. Deux hormones sont ciblées : l’orexine-A et le cortisol.

La première est une hormone neuropeptidique, un polymère d’acides aminés sécrété par un neurone, qui est libérée par l’hypothalamus, le système nerveux central du cerveau. Ce sont de petites protéines formées de quelques acides aminés à plusieurs centaine. Cette hormone joue un rôle crucial dans la stabilité de l’éveil et de la vigilance. La sécrétion du cortisol, « l’hormone du stress », est également gérée par l’hypothalamus. L’une des fonctions principales du cortisol est de réguler le métabolisme des graisses, des protéines et des glucides.

Améliorer les performances des pilotes

Les récepteurs placés à l’intérieur du capteur reçoivent les marqueurs biologiques contenus dans la sueur et les convertissent en signaux électriques. Ces signaux sont ensuite envoyés vers une application qui se chargera de recueillir régulièrement les données et de les analyser. Le but : détecter les premiers signes de stress et de fatigue pour les traiter au plus vite. 

Pour que la sueur arrive directement sur les récepteurs, le chercheur a créé des voies sur le capteur. Celles-ci permettent d’optimiser l’écoulement de la sueur et d’offrir la quantification la plus précise possible d'hormones sécrétées par les glandes de la transpiration. 

L'illustration du fonctionnement et des caractéristiques du capteur : 

L’US Air Force, qui finance en partie le projet, est intéressée par ces produits. Elle pourrait les appliquer aux pilotes, pour surveiller, comprendre et améliorer leurs performances. Mais cette technologie peut également avoir une application médicale plus vaste, comme la détection de marqueurs moléculaires en corrélation avec des maladies particulières.

Ces mesures sont également possibles avec un test sanguin, mais ce capteur non-invasif permettrait de détecter plus rapidement les premiers signes de stress et de fatigue. Plus vite ces signes sont repérés, plus vite ils peuvent être traités. 

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