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Un oeil au fond du puits

SOPHIE EUSTACHE

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Pour aller chercher le pétrole, les sociétés forent des puits de plus en plus profonds. Pour optimiser l'exploitation en améliorant sa sécurité, drones et capteurs s'adaptent aux contraintes de pression, de température et à la présence de substances corrosives.

Avec le développement du forage horizontal et en eaux profondes, l'exploration pétrolière s'est complexifiée. Pour forer plus vite, tout en limitant l'empreinte environnementale et les risques, les industriels s'appuient sur des technologies de MWD (Monitoring while drilling, mesures du forage), soit des capteurs et des techniques de mesures qui remontent de nombreuses données de pression, de température, de lithographie ou encore de pétrophysique sur les plates-formes.

Schlumberger développe ainsi de nouveaux capteurs pour évaluer et caractériser les réservoirs tojours plus finement. « Les mesures de pression sont importantes. Leur évolution selon la profondeur permet d'identifier les fluides en présence », détaille Cyrille Levesque, directeur du site d'ingénierie et de production de Schlumberger à Clamart. « On relève aussi de nombreuses données de pétrophysique (densité, porosité, résistivité de la roche...). La spectroscopie permet d'analyser les fluides, de détecter les différents composants carbonés. Les mesures diélectriques permettent quant à elles de faire la différence entre l'eau et le pétrole », poursuit Cyrille Levesque. Les industriels analysent aussi la mobilité des fluides, car un fluide mobile est plus facile à produire naturellement.

Contrôler et asservir la trajectoire de forage

Au moment du forage, les capteurs, intégrés à la tige, se combinent. L'inclinomètre, le magnétomètre, l'accéléromètre remontent en temps réel les mesures, permettant de contrôler et d'asservir la trajectoire de forage. « On sait rester avec précision dans des couches de 10 mètres d'épaisseur sur plusieurs kilomètres », se félicite Philippe Parent, responsable ingénierie de l'activité formation évaluation de Schlumberger à Clamart.

« Les impulsions de pression sont récoltées à la surface », précise Cyrille Levesque. « On utilise alternativement des ondes électromagnétiques, qui fonctionnent avec des répéteurs ». En parallèle, les données sont mémorisées dans l'outil de forage. Seules les informations importantes pour le forage sont remontées vers la plate-forme afin d'orienter la trajectoire, mais aussi de calibrer le poids de la boue de forage. « Pour éviter la production accidentelle de pétrole, on fait des mesures en temps réel, afin de rester dans la fenêtre de pression. En fonction de ces données, on ralentit plus ou moins le débit de la boue. » Une démarche qui permet d'opérer plus vite, et mieux. « On peut forer des puits plus complexes. Il y a quelques années, on forait des puits verticaux. Aujourd'hui, à partir d'un seul puits vertical, on sait créer un réseau de puits[…]

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