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[Un océan de données] Les trackeurs, vitrine du marché de la donnée maritime

[Un océan de données] Les trackeurs, vitrine du marché de la donnée maritime

© FleetMon

Transport de marchandises, pêche, bateaux de croisière… Toutes les flottes sont tracées en temps réel grâce aux mégadonnées issues de l’AIS et du S-AIS. De la carte interactive du trafic maritime destinée au grand public au service sur mesure pour les professionnels, en passant par les offres de weather-routing, une myriade de services utilisant ces données a vu le jour. Cette semaine, Industrie & Technologies vous présente les services de tracking maritime.

Vitrine du marché de la donnée maritime, les sites de suivi des navires en temps réel s’adressent aussi bien aux passionnés qu’aux professionnels. Nous avons sélectionné cinq d’entre eux.

MarineTraffic, le numéro un

Ce service communautaire a été développé comme un projet académique au début des années 2000 au sein de l’Université de l’Egée, à Ermoupoli sur l’île grecque de Syros, dans les Cyclades. En 2007, le professeur Dimitris Lekkas lance une version d’essai pour le grand public. Depuis, MarineTraffic est devenu la source numéro un de suivi du trafic maritime. Le site – et l’application – se présente comme une carte du monde interactive sur laquelle l’utilisateur voit en temps réel la navigation de l’ensemble des bateaux suivis par le service ainsi que de nombreuses données qui lui correspondent (ports de départ, d’arrivée, types et identifications des bateaux…). Le site enregistre les données de 650 000 actifs maritimes (bateaux, ports…).

Si ses locaux sont implantés en Grèce, au Royaume-Uni et à Singapour, MarineTraffic collecte des données grâce à des milliers de stations AIS installées sur les côtes de 165 pays et complète ces informations par des données par satellites (S-AIS). Le site enregistre 18 millions d’événements liés aux navires et aux ports chaque mois.

Majoritairement gratuit, MarineTraffic propose une version payante avec des fonctionnalités supplémentaires, comme la possibilité de suivre tous les voyages d’un navire particulier ou d’avoir des informations météorologiques. L’entreprise revendique 600 000 abonnés payants et 20 millions de connexions tous les mois.

MarineTraffic : gratuit, une version payante (13,50€/mois), disponible sur mobile (Android et iOS).

FleetMon, le plus complet

Lancé en 2007, FleetMon est le pendant allemand de MarineTraffic. Mais, en plus de FleetMon Explorer, sa carte interactive sur laquelle on peut voir la position des 500 000 actifs suivis par le service, FleetMon propose une base de données des bateaux et des ports. La version gratuite est assez limitée : la carte n’est utilisable que 15 minutes par jour et ne diffuse que les données issues de l’AIS terrestre. Mais elle propose trois tarifs qui ouvrent à de nombreuses fonctionnalités. A partir de 54€/mois, l’utilisateur reçoit par exemple des informations sur les conditions maritimes et météorologiques (vent, pluie, marées…). Pour bénéficier du S-AIS, en revanche, il faudra souscrire à l’offre à 269€/mois.

Le site propose aussi toute une gamme de services sur mesure pour les professionnels, comme un outil d’analyse des risques maritimes, un tracker spécialisé sur les pétroliers ou encore une base de données sur le commerce de produits agricoles.

FleetMon : gratuit, trois versions payantes (54€/mois, 269€/mois et 539€/mois), disponible sur mobile (Android et iOS).

VesselFinder, le basique

Egalement l’une des premières applications de suivi du trafic maritime téléchargées sur mobile, VesselFinder a été lancé en 2011. Le site et l’application se présentent de manière similaire aux deux précédents, mais proposent beaucoup moins de fonctionnalités. Le service traque la navigation de 100 000 bateaux.

Sa version gratuite est là encore assez limitée, mais les versions payantes permettent d’analyser, sur une période de quelques jours, la navigation d’un navire donné, ou encore de mesure la densité du trafic maritime.

L’application mobile de VesselFinder est développée par VT Explorer, un service bulgare de contrôle de la navigation du transport de marchandise, qui possède aussi le site CruiseMapper, spécialisé dans le tracking de bateaux de croisière.

VesselFinder : gratuit, deux versions payantes (49€/an et 99€/mois), disponible sur mobile (Android et iOS).

VesselTracker, le professionnel

VesselTracker n’est pas un outil grand public. Créé en 2006 par Genscape, une entreprise américaine spécialisée dans le monitoring des marchés de l’énergie, il s’agit d’un service complet de gestion de la flotte maritime à destination des professionnels (ports, armateurs…).

Installé à Hambourg, en Allemagne, le site reçoit les données d’un million de navires et propose une très large base de données maritimes régulièrement mise à jour, ainsi que des outils d’analyse du trafic et de reporting de la navigation.
La version gratuite ne montre que le transport de passagers, les autres sont beaucoup plus onéreuses.

VesselTracker : trois versions payantes (1 200$, 2500$-5 000$, à la demande).

Global Fishing Watch, la vigie de la pêche

Dernier de la liste, Global Fishing Watch est assez différent de tous les autres services de tracking : il vise à promouvoir la transparence de la pêche commerciale en mer. Ce projet à but non lucratif lancé en 2016 par Google en partenariat avec Oceana, une ONG qui lutte pour la protection des océans, et SkyTruth, un organisme de surveillance de l’environnement par satellite, a été en partie financé par la fondation Leonardo DiCaprio.

La carte de Global Fishing Watch montre le trafic des bateaux de pêche quasiment en temps réel et permet d’accéder aux données depuis 2012. En plus de l’AIS, elle rassemble d’autres données de tracking des navires, comme le VMS, un système de surveillance par satellite des navires de pêche qui fournit à intervalles réguliers des données sur la position, la route et la vitesse des navires aux autorités de pêche. Depuis 2012, le VMS est obligatoire pour les navires de pêche professionnelle de plus de 12 mètres, sous pavillon de l’Union européenne.

Global Fishing Watch : gratuit.

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