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Un Livre Blanc pour sauver l’ingénierie française

Jean-François Preveraud

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Un Livre Blanc pour sauver l’ingénierie française

Faire évoluer les pratiques des donneurs d'ordres pour conserver notre savoir-faire d'ingénierie.

© DR

A l’occasion de la remise du rapport du Conseil général de l'Industrie, de l'Energie et des Technologies sur ‘‘les sociétés françaises d’ingénierie et de conseil en technologies’’ au Ministre chargé de l’Industrie, Syntec-Ingénierie publie un Livre Blanc détaillant son analyse de la situation et les actions qu’il faut mener rapidement pour éviter une hémorragie de la profession.

Syntec-Ingénierie, la fédération professionnelle de l’Ingénierie, vient de publier un Livre Blanc intitulé ‘‘Ingénierie et Conseil en Technologies (ICT)’’. Celui-ci qui met en évidence les freins à lever pour (re)-développer des filières d’une industrie en recherche de compétitivité. Il propose notamment quatre séries de mesures pour maintenir en France les savoir-faire d’innovation et de R&D produits, processus et systèmes industriels.

Il part tout d’abord d’un constat inquiétant. Les sociétés d’ICT françaises (environ 70 000 salariés pour 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2010) sont parvenues à maintenir de bons indicateurs économiques en 2010. Mais, ces chiffres cachent une réalité beaucoup moins réjouissante : la fuite des cerveaux et des savoir-faire hors du territoire. Il en découle une réelle perte de compétences-clés, dangereuse à terme pour l’emploi de nombre d’ingénieurs français.

Quatre séries de mesures

Pourtant, Syntec-Ingénierie estime dans ce Livre Blanc que des solutions pour maintenir le lien conception-fabrication industrielles sur le sol français existent. Les sociétés d’ICT pourront continuer à être créatrices d’emplois qualifiés à forte valeur ajoutée, si et seulement si les partenaires industriels et institutionnels de Syntec-Ingénierie qui représente la profession adoptent des mesures pour :
 

  • Développer des relations de long terme avec les donneurs d’ordre, afin de permettre aux sociétés d’ICT de planifier et financer les investissements nécessaires aux évolutions technologiques et aux mutations imposées par les clients industriels ;
     
  • Garantir des relations contractuelles équilibrées, pour corréler les coûts de l’ingénierie aux prix pratiqués par les clients, afin que soient cohérentes et équilibrées la nature des prestations et les responsabilités endossables par les sociétés d’ICT ;
     
  • Défendre la propriété intellectuelle des sociétés d’ingénierie, afin de renforcer la volonté et les moyens des sociétés d’ICT de développer des programmes de R&D propres, sources d’innovation, de différenciation et donc de compétitivité pour les industriels ;
     
  • Eliminer les pratiques liées à la position dominante de clients, telles que les enchères inversées, qui conduisent les sociétés d’ICT à des ventes à perte, dont les effets sont désastreux en termes de fragilisation du secteur de l’ingénierie professionnelle, d’attractivité du secteur auprès des jeunes, etc.


Plusieurs de ces propositions ont d’ailleurs été reprises dans le rapport du Conseil général de l'Industrie, de l'Energie et des Technologies (CGIET), présenté par l’ingénieur général des Mines Emmanuel Sartorius sur ‘‘les sociétés françaises d’ingénierie et de conseil en technologies’’, qui a été remis mardi au Ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique.

Syntec-Ingénierie estime que seule une évolution des pratiques des clients industriels permettra de sauvegarder et de recréer de l’emploi en France. Et de faire une profession de foi : « L’ingénierie professionnelle s’y engage, dans le cadre d’une une cotraitance équilibrée, conforme aux intérêts partagés des partenaires des filières industrielles ».

Jean-François Prevéraud

Pour accéder au Livre Blanc : http://www.syntec-ingenierie.fr 
 

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