Nous suivre Industrie Techno

Un exosquelette stabilisé

Jean-François Preveraud

Sujets relatifs :

Un exosquelette stabilisé

Nicolas Simon Lauréat 2015 du Trophée ‘‘Mention spéciale Management’’

© Guittet Pascal

Lauréat 2015 du Trophée ‘‘Mention spéciale Management’’

Démarrer son entreprise dans son garage ? C'est dépassé. Nicolas Simon, lui, a commencé à monter Wandercraft sur Skype, en discutant avec ses copains de promotion de l'École Polytechnique. L'idée de créer un exosquelette de jambes pour faciliter la marche des personnes à mobilité réduite est née de son goût pour la robotique - déjà cultivé à Polytechnique - et d'une sensibilité personnelle - familiale. Pas n'importe quel exosquelette : contrairement aux modèles existants, il se stabilise dans le mouvement - plus besoin de béquilles - et il autorise une marche quasi naturelle. Ce qui suppose des capteurs pour détecter les intentions de mouvement, des moteurs pour assurer douze degrés de liberté au lieu de quatre sur les exosquelettes actuels, et surtout des algorithmes de contrôle dynamique pour garantir la stabilité.

Un exosquelette à douze degrés de liberté existe sur le marché, celui de l'entreprise néo-zélandaise Rex Bionics. Mais, selon Nicolas Simon, il est trop lent (3 mètres par minute !). « C'est en misant sur les développements récents de la robotique que nous réalisons une marche plus rapide, avec la stabilité dans le mouvement », indique le jeune homme. Son équipe travaille avec le Centre automatique et systèmes de Mines ParisTech, qui apporte à la jeune PME ses compétences théoriques. Mais aussi avec l'Université du Michigan, où le laboratoire Control Systems du professeur Jessy Grizzle est expert en contrôle dynamique des robots. Wandercraft, qui compte aujourd'hui 17 personnes, développe elle-même toute la partie mécanique de l'exosquelette. « Les algorithmes de contrôle prennent en compte la répartition des masses et, par conséquent, guident la conception de l'exosquelette », précise le fondateur.

La jeune entreprise, qui a levé 750 000 euros en 2015, expérimente actuellement son second prototype. À partir de 2017, ce sera le lancement commercial sur le premier marché visé, celui des centres de rééducation et de soins.

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

[Portrait] Orphée Cugat, le magnétisme hors-piste

Interview

[Portrait] Orphée Cugat, le magnétisme hors-piste

Ce chercheur a obtenu la médaille de l’innovation 2019 du CNRS pour ses travaux sur le magnétisme dans les micro-systèmes[…]

Pénurie de respirateurs : les makers du monde entier progressent à grands pas

Pénurie de respirateurs : les makers du monde entier progressent à grands pas

Trophées des ingénieurs du futur : lauréat et nommés dans la catégorie Tech for Good

Prix des ingénieurs de l'Année

Trophées des ingénieurs du futur : lauréat et nommés dans la catégorie Tech for Good

Trophées des ingénieurs du futur : lauréat et nommés dans la catégorie Digital

Prix des ingénieurs de l'Année

Trophées des ingénieurs du futur : lauréat et nommés dans la catégorie Digital

Plus d'articles