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Un exosquelette imprimé en 3D

Julien Bergounhoux
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Un exosquelette imprimé en 3D

© Ekso Bionics

Les exosquelettes robotisés offrent une réelle amélioration du confort de vie des personnes paraplégiques, mais ne sont pas adaptés à chaque utilisateur comme peut l'être une prothèse. L'impression 3D y remédie en rendant possible une personnalisation à la physiologie de chacun.

L'association de 3D Systems, fabricant d'imprimantes 3D, et d'Ekso Bionics, entreprise spécialisée dans les exosquelettes robotisés à but médical, vient de rendre possible la création du premier exosquelette imprimé en 3D et dont les pièces ont été adaptées à son utilisatrice. Les produits d'Ekso Bionics visent à pallier une faiblesse ou une paralysie des membres inférieurs.

Originellement appelé Berkeley ExoWorks, la société avait notamment créé l'exosquelette HULC (Human Universal Load Carrier), destiné au transport de charges lourdes, et qui est désormais développé par Lockheed Martin à destination de l'armée américaine.

L'exosquelette Ekso, qui s'appelait auparavant eLEGS (Exoskeleton Lower Extremity Gait System), est en service depuis 2010 dans divers centres de traitements spécialisés, et a été approuvé pour une utilisation en milieu hospitalier par la FDA (Food & Drug Administration) américaine et par l'Union Européenne en 2012.

Il utilise un système de verins hydrauliques géré par une interface numérique qui, via des capteurs de mouvements, parvient à détecter et interpréter l'intention de l'utilisateur aux travers de ses gestes et de sa position, afin de le mettre en action. Une personne paraplégique peut ainsi se lever et marcher à l'aide de béquilles, sachant qu'elle peut aussi mettre et retirer l'appareil seule. L'utilisation de l'impression 3D apporte un autre avantage, celui de pouvoir personnaliser les pièces de l'exosquelette pour procurer le plus grand confort possible.

REMARCHER À 3,2 KM/H

Ekso pèse 20 kg, rend possible la marche à une vitesse de 3,2 km/h, et dispose de 6 heures d'autonomie. Ses principaux concurrents sur le marché sont les exosquelettes HAL (Hybrid Assistive Limb) du japonais Cyberdyne et ReWalk de l'américain Argo Medical Technologies. Parker Hannifin et l'Université de Vanderbilt travaillent également sur un produit qu'ils comptent commercialiser sous le nom d'Indego.

Le principal frein à l'adoption de cette technologie reste son coût, qui pour le moment se compte en dizaines de milliers d'euros. La création des pièces par impression 3D pourrait permettre à terme de rendre ces produits plus accessibles.

Ci-dessous, une vidéo repérée sur IBTimes de l'exosquelette hybride imprimé en 3D. Il est porté par Amanda Boxtel, rendue paraplégique suite à un accident de ski en 1992 et devenue depuis ambassadrice de la marque :

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