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...un début prometteur

T. M. B. B.
Les nominés sont

Matthieu Dubois Lucas

Le moteur de F1 à utilisation fractionnée

Pourquoi mettre en oeuvre tous les cylindres d'un moteur lorsque le véhicule est à faible charge voire au ralenti ? C'est la question pertinente que s'est posé Matthieu Dubois Lucas. Qui lui a surtout apporté une solution élégante : fractionner la cylindrée du moteur à charge partielle par contrôle électronique.

C'est dans la F1, où notre ingénieur est un expert en motorisation, et sur le monstre à 10 cylindres de Renault qu'il a d'abord validé avec succès son invention. Une première dans la F1, étrennée au grand Prix d'Australie de 2004. Dans la F1, l'économie d'essence réalisée se traduit immédiatement par un avantage discriminant en termes de masse de carburant qui se traduit par quelques fractions de secondes gagnées par tour. Mais les retombées dans le véhicule de série sont tout aussi prometteuses avec, à la clé, une réduction de la consommation d'environ 20 %.

Benjamin Talon

L'amortisseur intelligent

Réinventer l'amortisseur hydraulique. C'est ce qu'a réalisé Benjamin Talon, aidé de trois amis ingénieurs, fondateurs de Soben en avril 2005. Le cinquième homme est bien sûr un financier. Notre ingénieur débute comme responsable des calculs chez Renault Sport. « C'est ainsi que j'ai compris le pouvoir de la modélisation mathématique. » Cette approche qui fait merveille dans le sport de compétition, il va l'appliquer au véhicule de loisirs : de la moto au tout-terrain. Le produit phare de Soben est un amortisseur semi-actif : la loi d'amortissement s'adapte à l'état de la route et au type de conduite. En pratique, l'adaptabilité des lois de comportement s'effectue grâce à des restrictions de passages d'huile, via des assemblages de valves spécifiques à chaque phase de fonctionnement de l'amortisseur. Indépendamment des phénomènes thermiques.

Thanh-Vy Nguyen

Un hameçon en polymère renforcé par des nanotubes

Une partie de pêche durant l'été 2004, lorsqu'on est étudiant à l'ENSGSI, c'est l'occasion idéale pour... s'interroger sur la différence de transparence entre la ligne et l'hameçon. Si le fil de pêche est devenu invisible sous l'eau, grâce au fluorocarbone, les hameçons, eux, sont restés tristement visibles. Aucune entreprise n'est parvenue à les rendre transparents. Et pour cause, les polymères transparents existants ne sont pas assez résistants. Pour un projet d'école, cinq étudiants de l'ENSGSI se sont attelés au problème. Thanh-Vy Nguyen et son équipe ont renforcé des polymères par inclusion de nanotubes au sein de leur matrice. Ce procédé breveté renforce jusqu'à 100 fois la résistance du polymère. Cette expérience acquise dans l'emploi des nanotubes pourrait avoir bien d'autres débouchés, notamment dans la plasturgie.

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