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Un contrôle précis, communiquant, ouvert et aisément programmable

- Véritables automates programmables, les centralisateurs se plient à toutes les configurations. Ils disposent d'une large capacité de personnalisation et d'évolutivité.

Parmi les centrales de sécurité (dans la littérature, CMSI signifie centralisateur de mise en sécurité incendie), il faut différencier les systèmes les plus répandus à boucle de courant, lesquels font remonter une alarme, mais sans la situer exactement sur la ligne de détection. Et les systèmes adressables. Dans le premier cas, les détecteurs sont positionnés en série sur la boucle de courant, le système pouvant centraliser plusieurs, voire plusieurs dizaines, de boucles. Une boucle correspond généralement à une zone. C'est la coupure de la ligne qui provoque l'alarme.

Une interface lisible par des non-spécialistes

Plus récemment, sont apparus les systèmes à adresse, qui désignent précisément l'origine du départ de feu puisque chaque détecteur est reconnu du centralisateur. Aussi sophistiqués soient ces systèmes, ils ont en commun d'offrir une interface la plus lisible possible, même par des non-spécialistes. En un seul coup d'oeil, il faut en effet pouvoir visualiser l'ensemble du réseau des détecteurs, et synthétiser une prise de décision rapide.

Selon la nature des besoins, la visualisation peut s'effectuer via de simples points lumineux sur un tableau de bord, ou par des afficheurs alphanumériques indiquant en clair la provenance et la nature de chaque événement. Lorsque les systèmes sont adressables, ils procurent une "cartographie" du risque et peuvent bien sûr gérer plus intelligemment les alarmes qu'ils reçoivent. L'intérêt d'une configuration adressable est aussi de configurer individuellement chaque capteur - son seuil de sensibilité - en fonction de l'ambiance de chaque local.

Ce sont en fait de véritables ordinateurs ouverts et disposant d'un minimum de capacité de programmation. C'est d'un paramétrage étendu qu'il s'agit, plutôt que d'écriture informatique. Les procédures de mise en sécurité étant généralement créées comme des scénarios, à l'aide d'outils graphiques, pour être aisément modifiés par un technicien. La configuration de ces boîtiers - hier monolithiques - rejoint d'ailleurs la philosophie des PC. Soit une carte mère sur laquelle viennent s'enficher des cartes périphériques en option, chargées de commander des asservissements (ouverture d'exutoire, gestion des ascenseurs...) et de fournir des extensions étendues de communication, d'affichage, de report de comptes rendus sur imprimante.

Les équipements centralisés communiquent fort bien avec un PC, par modem. Ainsi, une équipe distante de techniciens peut diagnostiquer le problème, conclure à une alarme intempestive ou, au contraire, proportionner l'ampleur de l'intervention à la gravité du sinistre. Cette informatique déportée peut tout aussi bien être mise à profit pour reprogrammer les actions du centralisateur de mise en sécurité.

Interconnexion par Ethernet ou JBus

Certains centralisateurs de mise en sécurité incendie parviennent à envoyer un message préenregistré sur ligne téléphonique. Sur de très vastes installations multisites, ces unités de contrôle peuvent s'interconnecter à l'aide de réseau type Ethernet ou JBus.

Ces boîtiers "intelligents" sont généralement dotés d'une fonction essai (simulation) ainsi que d'algorithmes qui ont pour effet de renforcer la pertinence du diagnostic (double codage recoupement des capteurs). De même, l'historique des alarmes, c'est-à-dire l'ordre séquentiel dans lequel les détecteurs se déclenchent, est un précieux outil à la décision. Alimentées par secteur, ces centrales sont évidemment secourues par des batteries d'accumulateurs, avec couramment douze heures de veille. Il en va de même des blocs autonomes d'alarme sonore. La fonction d'éclairage d'évacuation (ce sont essentiellement les boîtiers autonomes signalant les issues de secours) connait une évolution dans le sens de l'économie d'énergie. Ces boîtiers sont en effet de gros consommateur d'électricité. D'autant qu'en 2002 est intervenue une réglementation imposant de laisser ces boîtiers allumés en permanence. Les systèmes à fluorescence et à diodes électrolumi- nescentes tendent à se substituer aux dispositifs à incandescence. Thomas & Betts se flatte d'avoir réduit la consommation de ses boîtiers de plus de 70 % (25 mA contre 90 mA). De plus, l'avantage de la fluorescence réside dans sa durée de vie : de 5 000 à 10 000 heures, soit 80 fois plus que précédemment. Le top, c'est la technologie à cathode froide, qui procure une durée de vie jusqu'à 40 000 heures. Cette démarche s'accompagne d'une facilité accrue de démontage et de recyclabilité. Ces boîtiers posent des problèmes de maintenance aux responsables de la sécurité. Une solution avantageuse réside dans le test à distance plutôt que manuel.

L'ESSENTIEL

- En parallèle des traditionnelles boucles de courant, les systèmes adressables offrent une localisation très précise des alertes. - Le report d'alarmes devient de plus en plus explicite, de même que la scénarisation des actions profite d'interfaces plus intuitives.

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