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Thales se dote de sa première usine d’impression 3D

Guillaume Lecompte-Boinet
Thales se dote de sa première usine d’impression 3D

C’est dans les pièces pour satellites que Thales a expérimenté l’impression 3D

© DR

Ce centre de fabrication additive métallique sera basé près de Casablanca, au Maroc et comptera une dizaine de machines avec la technologie de la fusion laser de lits de poudre. Il fabriquera dans un premier temps des pièces pour les satellites.

C’est une première pour l’électronicien de défense Thales. Plus habitué des logiciels critiques ou des capteurs, le groupe français lance la construction d’un site de fabrication additive de pièces métalliques sur le Midparc Aéronautique de Casablanca, au Maroc. Officiellement, cet investissement est destiné à renforcer la chaîne d’approvisionnement du groupe, même si notre confrère L’Usine Maroc évoque des compensations pour des contrats militaires.

Le centre de production utilisera dans un premier temps la technologie de la fusion laser de lits de poudre, un process que Thales a déjà expérimenté avec l’industrie spatiale. Les deux métaux visés sont pour l’instant l’aluminium et le titane, couramment utilisés dans l’aéronautique. « Mais il n’est pas exclu à terme qu’on s’intéresse à d’autres procédés, comme la projection de poudres », ajoute Bernard Demotes-Mainard, Vice-président Technologies, en charge des matériels de Thales. Il s’agit du premier moyen de production par fabrication additive détenu en propre par Thales, à l’exception de quelques machines d’impression 3D pour les matériaux plastiques, destinées au prototypage rapide.

Un parc d’une dizaine de machines de fabrication additive est prévu dès 2016, avec pour objectif d’arriver à une production de série au début de 2018. A partir de là, le site marocain pourra produire des pièces pour toutes les activités du groupe qui nécessiteraient de l’impression 3D : aussi bien dans le ferroviaire que l’avionique ou les radars. « Nous avons identifié plusieurs dizaines de pièces dans tous nos domaines de compétences », ajoute Bernard Demotes-Maynard. Pour l’instant, Thales a surtout démarré avec des pièces intégrées dans les satellites, au travers de sa filiale Thales Alenia Space, codétenue avec Finmeccanica. L’électronicien de défense n’exclut pas de créer d’autres sites si les besoins du marché le réclament.

Guillaume Lecompte Boinet

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