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Text Data Mining : le CNNum soutient la cause des chercheurs face aux éditeurs

Juliette Raynal
Text Data Mining : le CNNum soutient la cause des chercheurs face aux éditeurs

Mounir Mahjoubi, président du CNNum, a déclaré à L'Usine Digitale que le CNNum soutenait la cause des chercheurs dans le débat sur le text data mining qui les oppose aux éditeurs.

© Flickr - Swanny Mouton

Les techniques de Text data mining (TDM) permettent aux chercheurs de fouiller et d'explorer de manière automatisée d'importants corpus de texte et d'en extraire des informations qui n'auraient pû être obtenues si les données avaient été exploitées à la main. Pour être efficace, cette approche recquiert toutefois l'accès à une grande quantité de données. Or, les chercheurs se heurtent actuellement aux éditeurs de revues scientifiques qui craignent qu'une exemption du droit d'auteur mette en péril leur modèle économique. Nos confrères de L'Usine Digitale ont recueilli l'avis de Mounir Mahjoubi, le président du Conseil national du numérique (CNNum), sur ce débat épineux. 

C'est une véritable guerre sourde que se livrent discrètement éditeurs scientifiques et chercheurs depuis quelques semaines pour que la Loi pour une République numérique traite la question du Text data mining (TDM)... et penche du côté qui leur sied. Grâce à cette technique, les spécialistes peuvent extraire des textes scientifiques des liens de causalité entre certaines variables ou certains phénomènes, sans que des scientifiques n'aient à chercher à expliciter ce lien particulier.

Pour simplifier, ces super logiciels sont capables de mettre en évidence dans un corpus théorique des liens implicites qui jusque-là avaient échappé aux spécialistes. Autant dire qu'il s'agît de l'application des techniques de big data à des corpus scientifiques. Pour bien fonctionner, les programmes spécialisés ont besoin d'études scientifiques, qu'ils vont mouliner jusqu'à obtention de résultats.

Exemption au droit d'auteur ? Jamais !

Et c'est là que la bataille commence. Les publications nécessaires, dès lors qu'elles sont publiées dans des revues scientifiques, appartiennent aux éditeurs scientifiques. Pour que le TDM soit possible en France, il faudrait donc créer une exception au droit d'auteur, un sujet tabou dans le monde de l'édition. Or, comme souvent avec le numérique, les murailles sont poreuses. Si le TDM est interdit en France, il est possible aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et au Japon. Le droit anglo-saxon a une conception plus détendue du droit d'auteur.

Le résultat de cette situation est, pour Mounir Mahjoubi, le président du Conseil national du numérique (CNNum), ubuesque : « Pour faire du TDM, les chercheurs français vont passer un accord avec une université au Royaume-Uni ». Ce qui rend l'affaire d'autant plus paradoxale, c'est que... Lire la suite de l'article sur L'Usine Digitale. 

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