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Testé avec succès, le satellite Aeolus ira observer le vent depuis l'espace

Testé avec succès, le satellite Aeolus ira observer le vent depuis l'espace

Aeolus a été enfermé pendant deux mois dans une chambre à vide thermique au centre spatial de Liège pour une série de tests.

© ESA

Le satellite Aeolus de l'Agence spatiale européenne partira cette année en orbite autour de la Terre pour mesurer la vitesse du vent. Il vient de terminer une série de tests visant à s'assurer que ses instruments fonctionneront correctement en conditions orbitales.

Baptisé Aeolus, le satellite d’observation des vents de l’Agence spatiale européenne (Esa) vient de terminer une campagne d’essais visant à vérifier que ses instruments fonctionnent correctement en conditions orbitales. Maître d’œuvre du projet, Airbus a annoncé le 12 février qu’il avait quitté le centre spatial de Liège (Belgique) pour le centre Intespace de Toulouse où il subira une dernière série de tests. Il rejoindra cet été la Guyane d’où un lanceur Vega enverra ses 1,4 tonnes à 320 km d’altitude. Il s’agit de la première mission destinée à acquérir des profils de vitesse du vent à une échelle globale.

Baptisé Aladin (Atmospheric Laser Doppler Instrument), son instrument LIDAR (Light detection and ranging) utilise l’effet Doppler pour mesurer la vitesse des vents à différentes altitudes. Il envoie une courte et puissante impulsion laser dans l’ultraviolet à 355 nm qui excite l’atmosphère. Les particules de gaz, de poussière et les gouttes d’eau rétrodiffusent de la lumière qui est recueillie grâce au télescope de 1,5 m du satellite, et analysée par des spectromètres à haute résolution. Plus précisément, ceux-ci mesurent des variations de longueur d’onde de la lumière diffusée dues au mouvement des particules emportées par le vent. Conçu pour une durée de vie de trois ans, le satellite effectuera 15 rotations quotidiennes autour de la Terre et aura une fréquence de revisite de 7 jours.

Les données permettront d’améliorer les prévisions météorologiques et climatiques à l’échelle du globe. « Actuellement, la plupart des observations directes du vent viennent de radiosondes envoyées chaque jour depuis des stations pour la plupart situées dans l’hémisphère Nord, précise l’Esa sur son site internet. Les informations sur le vent dans les régions reculées, au-dessus des océans, dans les tropiques ou dans l’hémisphère Sud sont souvent indirectes. »

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