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Test réussi pour les ailes Oceanwings d’Energy Observer, qui a rejoint l’Arctique

Test réussi pour les ailes Oceanwings d’Energy Observer, qui a rejoint l’Arctique

Les ailes Oceanwings ont remplacé deux éoliennes verticales testées auparavant.

© Energy Observer/Julien Voigt

Le premier voyage en mer du bateau autosuffisant Energy Observer depuis l’installation des ailes Oceanwings, réduisant la consommation énergétique nécessaire à la navigation, est couronné de succès. Spitzberg, île norvégienne accueillant le village le plus septentrional de la planète et menacée par le réchauffement climatique, a été atteinte, en partie grâce à ce nouvel équipement.

« Après 5 700 km parcourus depuis Saint-Pétersbourg dans des conditions climatiques défavorables et en autonomie énergétique totale, Energy Observer est arrivé ce samedi 10 août aux îles du Spitzberg à 78° de latitude nord dans l’archipel du Svalbard », a annoncé l’équipage du bateau laboratoire dans un communiqué.
 

Ce voyage du bateau autonome en énergie vers cette île norvégienne à l’est du Groenland, « épicentre du réchauffement climatique » car menacée par la fonte des glaces, était hautement symbolique – « C’est un message politique que nous souhaitons transmettre », insiste Jérôme Delafosse, le chef d’expédition.

Mais c’était surtout l’occasion de tester les équipements d’Energy Observer dans les eaux à 5°C. Notamment les deux ailes Oceanwings, qui soulagent les moteurs électriques, augmentent la vitesse du navire et, surtout, permettent d'allouer l'électricité nécessaire à la production d'hydrogène par électrolyse de l'eau de mer pendant la navigation – une action auparavant possible seulement lors des escales. De 12m d’envergure et de 32m² de surface chacune, ces deux ailes rotatives à 360° et automatisées ont été installées à Amsterdam en avril dernier.

« Pour les 900 derniers kilomètres », le navire a utilisé une pile à combustible alimentée à l’hydrogène, a indiqué le capitaine Victorien Erussard à Ouest France. « Le défi de la dernière phase de navigation, de 600 milles nautiques entre Tromso et Longyearbyen, a été de valider le bon fonctionnement des ailes et de pousser le bateau et toute la chaîne énergétique dans ses retranchements dans des conditions très rudes, ajoute Marin Jarry, le directeur d’armement. Un vrai jeu de stratégie avec des vents qui tournent, un ensoleillement très faible, des courants changeants. »

Energy Observer doit maintenant retourner à Saint-Malo le 20 octobre après une escale à Londres du 4 au 13 octobre. Avant, espèrent les porteurs du projet, d’achever ce tour du monde de l’autonomie énergétique avec la traversée des océans Atlantique et Pacifique d’ici 2022. Ambitieux, ils espèrent que cette technologie équipera un jour les navires de croisières et ceux de transport de marchandises.

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