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Terrains fertiles pour jeunes pousses

Terrains fertiles pour jeunes pousses

© TDJ - 2009

Lancés en France au début des années 2000, les incubateurs accompagnent les entrepreneurs en herbe pour créer leur start-up. Sous l’impulsion de la french tech, ils se sont multipliés, diversifiés et structurés en écosystèmes. Depuis peu, même les grandes entreprises s’y mettent.

Couveuse, incubateur, accélérateur, pépinière… Quand on est une start-up, difficile de s’y retrouver parmi toutes ces structures d’accompagnement. Leur nombre croît au fil des années, et pourtant, les distinguer précisément est une tâche ardue, tant leurs contours peuvent être flous. Donnons quelques définitions. La couveuse permet aux porteurs de projet qui n’ont pas encore créé juridiquement leur entreprise de tester leur concept pendant une période de douze mois. Elle offre, entre autres, l’hébergement, un coaching et des sessions de formation. La pépinière s’adresse aux entreprises fondées depuis moins de trois ans et leur fournit des services d’hébergement et un soutien technique, financier et juridique. L’accélérateur, quant à lui, propose un entraînement intensif sur une durée très faible : des mentors (coachs issus de grandes entreprises) suivent les jeunes entrepreneurs pour leur apprendre à « pitcher » et lever des fonds. Enfin, les incubateurs – que nous avons mis à l’honneur dans ce dossier spécial start-up – ont pour mission d’accompagner un projet innovant, de la phase de création aux premiers mois de l’activité de l’entreprise.

Parmi les incubateurs français, on trouve de nombreuses structures d’accueil généralistes, comme Station F, Paris & Co, Agoranov, Incuballiance, Incubateur Centrale Paris, Bordeaux Technowest, 50 Partners… D’autres se consacrent à une famille de technologies ou à un secteur industriel spécifiques, comme nous le montrons dans les pages qui suivent.

Mais il faut rester prudent dans l’utilisation de certains termes, car une appellation peut en cacher une autre. On désigne ainsi parfois sous le nom d’accélérateur des structures qui sont en fait des incubateurs, relève Olivier Ezratty, auteur du « Guide des start-up ». « L’incubateur est une appellation assez ancienne, précise-t-il. Ils ont été historiquement créés dans les villes ainsi que dans certains établissements d’enseignement supérieur pour héberger les start-up en phase de gestation. » Il s’agit avant tout d’une structure d’hébergement dans laquelle on reste en moyenne entre six et dix-huit mois. L’avantage pour le porteur de projet est de ne pas démarrer isolé, d’avoir la possibilité de créer des synergies avec d’autres start-up et de bénéficier d’un accompagnement de base. « La notion d’accélérateur est apparue plus récemment, ajoute Olivier Ezratty. Elle vient des États-Unis. Une grande partie des incubateurs se sont alors renommés accélérateurs, le mot est à la mode. »

Six catégories d’incubateurs

Selon l’Agence France Entrepreneur, il est possible de classer les incubateurs en six catégories. Les incubateurs rattachés aux grandes écoles s’adressent aux étudiants ou anciens étudiants. Les incubateurs des collectivités locales dépendent, par exemple, de la région ou de la métropole, et contribuent au développement du territoire. Les incubateurs privés, lancés à l’initiative d’entrepreneurs, d’investisseurs ou d’associations, sont soutenus par des partenaires de grandes entreprises. Les incubateurs de grandes entreprises s’inscrivent dans la politique d’open innovation de ces sociétés et sont destinés à attirer de nouveaux talents. Les centres européens d’entreprises et d’innovation (CEEI) détectent et accompagnent les projets de création d’entreprises innovantes. Ils sont labellisés par l’Union européenne et soutenus par la Commission européenne. Les incubateurs publics – dits « incubateurs Allègre » –, enfin, favorisent le transfert de technologies de la recherche publique vers l’économie et la création d’entreprises innovantes. Ils ont été fondés dans le cadre d’un appel à projets issu de la loi sur la recherche et l’innovation (loi Allègre) de juillet 1999.

Faire de la France une « start-up nation »

Au nombre de 24, ces incubateurs publics, émanant des établissements d’enseignement supérieur ou des organismes de recherche, sont soutenus par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation [voir l’infographie page 29]. Installés dans de grandes villes, ils couvrent l’ensemble du territoire français. On trouve ainsi Inizià à Ajaccio, Semia à[…]

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