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Tedx : science et technique cassent les codes à Rennes

Baptiste Cessieux
Tedx : science et technique cassent les codes à Rennes

© © Carole Bertaux

Le 4 juin dernier, Rennes tenait sa cinquième édition Tedx. L’association Bretagne ID large, organisateur historique de cette conférence Rennaise, a choisi cette fois-ci de « bouger les codes ». Les codes de genres, du langage mais aussi, comme l’on pouvait s’y attendre, des sciences et des technologies.

Ils étaient plus de mille, le 4 juin dernier, venus écouter les douze intervenants de la cinquième édition de la conférence Tedx de Rennes. Entre Jocelyn Landoys, globe-roller sur son fauteuil roulant, ou Antonin Le Mee, transgenre qui jongle entre les pronoms, trois scientifiques sont venus bousculer les clichés de la salle attentive.

Pour la robotique, c’est Sophie Sakka qui a exposé son argumentaire d’une quinzaine de minutes afin de repenser les rapports entre humain et robot. Son projet, Rob’Autism, donne l’occasion aux jeunes autistes de manipuler des robots comme s’ils étaient leurs marionnettes personnelles. Une véritable extension robotique qui permet aux adolescents de ne plus craindre le contact de l’autre. Ces robots comme extensions de l’homme avaient d’ailleurs été repérés par l’Usine Digitale en février dernier.

Deuxième cliché à sauter sous les révélations techniques : les méthodes de la police scientifique. François-Xavier Laurent, responsable R&D de l’Institut national de la police scientifique (INPS), a parlé des progrès en la matière, qui bousculent les techniques traditionnelles. « Plus besoin de témoin pour faire un portrait-robot. Un simple brin d’ADN suffit ». L’outil est utilisé depuis plusieurs dizaines d’années en médecine mais pour la police, ce n’est que le début. « Les techniques évoluent, s’enthousiasme-t-il. Mais elles mériteraient un carcan, notamment un conseil d’éthique au sein du ministère de l’Intérieur ».

Et pour bouger une dernière idée reçue, Louis Mayaud, directeur de la recherche pour Mensia Technologies, ne s’est pas encombré de conditionnel : « Pas besoin de médicament pour soigner le cerveau ». S’il affiche cette confiance, c’est que son entreprise commercialisera ses premiers casques neuronaux pour améliorer la concentration des hyperactifs dès 2017. L’entreprise, spin-off de l’Inria de Rennes, avait été saluée par Industrie & Technologies l’année dernière. Aujourd’hui, l’ingénieur se demande même « jusqu’où l’on pourra modifier des comportements ? »

Ainsi, ce casque neuronal pourra peut-être un jour guérir le tract qui gagne les chercheurs lorsqu’ils viennent s’exprimer devant une foule aussi dense que turbulente, et capable d’entonner un "galette-saucisse je t’aime" entre deux orateurs... « C’est vraiment différent de ce que je fais d’habitude » confirme la roboticienne Sophie Sakka. « Ici, c’est un vrai show à l’américaine devant plus de 1 000 personnes. Mais si on me demande d’en refaire une demain, je le refais sans hésiter ! »

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