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Supercalculateurs : l'Europe en quête de souveraineté

Alain Clapaud
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Supercalculateurs : l'Europe en quête de souveraineté

Une première série de supercalculateurs européens est en construction et l’objectif de l’exascale devrait être atteint à l’horizon 2024. Reste à tenir celui d’un calculateur 100 % made in Europe.

Acheter un supercalculateur, c’est facile, en construire un de A à Z, c’est autre chose ! Si l’Europe du calcul intensif a réalisé un bond en avant en 2020, c’est, pour le moment, toujours à partir de composants américains. L’EuroHPC joint undertaking, la structure d’achat public-privé de l’Union européenne, a lancé la construction de sept supercalculateurs, et bientôt d’un huitième, afin de replacer le Vieux Continent dans la course, alors que la Chine et les États-Unis se partagent les premières places du top 500, le prestigieux classement des supercalculateurs les plus puissants. Ce plan devrait faire entrer l’Europe dans le clan des puissances exaflopiques, c’est-à-dire disposant de calculateurs d’une puissance au moins égale à l’exaflops, soit 1 milliard de milliards d’opérations par seconde.

L’objectif de l’EuroHPC est double : replacer l’Europe en bonne position dans le club des superpuissances du calcul, mais aussi reconstituer un véritable écosystème de fournisseurs et d’experts HPC. Sur les sept supercalculateurs commandés après des appels d’offres publics et ouverts à la concurrence, pas moins de quatre seront livrés par Atos Bull – Deucalion sera construit au Portugal par Fujitsu, Lumi, en Finlande, et Euro IT4I, en République tchèque, seront fournis par Hewlett Packard Enterprise. Le constructeur français a su se placer comme le constructeur européen de référence, mais si l’on regarde dans le détail les composants qui seront assemblés par Atos Bull, tous sont d’origine américaine, fournis par AMD, Intel et NVidia.

Reprendre la main sur les microprocesseurs

Pour mettre fin à cette dépendance envers les États-Unis pour les puces haut de gamme, l’European processor initiative (EPI) a été lancée dès 2015. Elle regroupe 32 industriels et centres de recherche. L’objectif est de rebâtir une véritable industrie du microprocesseur pour les supercalculateurs, mais aussi pour l’informatique d’entreprise, et, à moyen terme, des puces embarquées pour le secteur automobile. Une entreprise a été créée afin de porter ces projets, la start-up française SiPearl.

Jean-Marc Denis, le président de l’EPI et directeur de la stratégie d’Atos, résume le défi que représente ce programme : « L’Europe ne dispose pas des bases industrielles pour produire des microprocesseurs et des GPU [processeurs graphiques, ndlr] haut de gamme. Reprendre la main sur ces technologies exige un travail en amont sur la propriété intellectuelle, travail de longue haleine impliquant de lancer une R & D sur des TRL[…]

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