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Stockae stationnaire : l'avenir est à l'hybridation

Xavier Boivinet

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Des batteries classiques aux supercondensateurs améliorés, en passant par l'hydrogène, les moyens de stocker l'énergie dans le bâtiment ne manquent pas. Mais aucun ne couvre tous les besoins. Il faut donc savoir les assembler.

L'énergie ou la puissance ? En matière de stockage, il faut savoir jongler. En effet, la technologie qui serait capable aussi bien de stocker une grosse quantité d'énergie que de la charger ou décharger rapidement, avec une forte puissance, n'existe pas. Pourtant, intégrer des énergies renouvelables intermittentes nécessite les deux. Il est donc nécessaire d'opter pour des solutions complémentaires et de les empiler de manière modulaire.

Par principe, une batterie ne peut être à la fois puissante et énergétique. « Les électrodes sont transformées chimiquement jusque dans leur coeur, explique Patrice Simon, directeur adjoint du Réseau français sur le stockage électrochimique de l'énergie et professeur en sciences des matériaux à l'université Toulouse III. C'est un processus lent, mais qui donne beaucoup d'énergie, car on casse et reforme des liaisons chimiques. » Plus l'électrode est épaisse, plus l'énergie stockée est grande. Dans ce cas, la résistance sera, elle aussi, importante, et la puissance délivrée faible. Les batteries assurent donc l'autonomie des systèmes. « Elles sont faites pour délivrer de petits courants pendant longtemps, ajoute Patrice Simon. Si on les utilise pour délivrer des gros courants, elles sortent de leur mode de fonctionnement idéal et se dégradent plus rapidement. »

Théoriquement, un supercondensateur, au contraire, ne se dégrade pas. Baignant dans un liquide, les électrodes attirent les charges, mais celles-ci restent à la surface du matériau. « Il n'y a pas de réaction chimique, indique Patrice Simon. Sans transformation des liaisons chimiques, il y a beaucoup moins d'énergie stockée. En revanche, la charge est en surface et disponible rapidement. » Il est toutefois possible de stocker plus d'énergie en augmentant la surface de contact entre le liquide qui contient les charges et les électrodes. En utilisant, par exemple, du carbone très poreux.

 

Des solutions modulaires

 

La société Nawatechnologies envisage une solution intermédiaire, entre batterie et supercondensateur. « Notre technologie n'est pas un supercondensateur, mais elle utilise son principe », précise Pascal Boulanger, le fondateur de cette spin-off du[…]

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