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Starburst Accelerator, l'incubateur de start-up aéronautiques passe à la vitesse supérieure

Guillaume Lecompte-Boinet

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Starburst Accelerator, l'incubateur de start-up aéronautiques passe à la vitesse supérieure

© DR

Fondé en 2012 à Paris, Starburst Accelerator a réussi son implantation à Los Angeles. Il vise maintenant l’Allemagne. Surtout, l’incubateur spécialisé dans le secteur aéronautique veut lever 100 à 150 millions d’euros pour créer un fonds de capital risque.

« On a créé Starburst Accelerator en 2012 pour favoriser la rencontre entre des start-up et les grands acteurs de l’aéronautique », lance François Chopard, co-fondateur de Starburst Accelerator, lors d’une rencontre avec des membres de l’Association des journalistes professionnels de l’aéronautique et de l’espace (AJPAE). Trois ans après sa création, l’incubateur installé à Paris compte près d’une centaine jeunes pousses dans son vivier.

Désormais, son expansion sera internationale. La société s’est implantée début 2015 à Los Angeles, « car il faut être là où passent tous les porteurs de projets et où il y a des capitaux », ajoute François Chopard. L’équipe de trois personnes, menée par l’associé de François Chopard, Vandad Espahbodi, a déjà "recruté" ses premières start-up oeuvrant de près ou de loin dans l’aéronautique.

La prochaine étape de l’internationalisation se passera de l’autre côté du Rhin, à Munich, l’une des deux capitales allemandes de l’aéronautique avec la région de Hambourg. Un premier comité de sélection devrait plancher dès le mois de mars pour sélectionner des projets. Il sera suivi d’un autre à Berlin au mois de mai, puis sur le salon aéronautique de Farnborough (banlieue de Londres) en juillet. L’objectif à terme de Starburst Accelerator est d’avoir un pool permanent d’environ 300 jeunes pousses et un budget de fonctionnement de 2 millions d’euros.

Pour cela, il faut surmonter l’obstacle financier. « Ce qu’il manque encore c’est un fonds de Venture Capital », analyse François Chopard. Il y a certes Aerofund 3, mais ce fonds est avant tout dédié au capital investissement. Et le capital "familial" provenant des grandes fortunes comme on le trouve couramment aux Etats-Unis, n’existe pratiquement pas en France.

 

François Chopard, co-fondateur de Starburst Accelerator,
lors de la création de l'antenne de Los Angeles.

Les dirigeants de Starbust Accelerator sont donc en train de travailler activement sur un projet de levée de fonds d’un montant compris entre 100 et 150 millions d’euros pour financer l’amorçage des start-up. Ce projet pourrait se concrétiser au premier semestre 2016, histoire de compléter les fonds créés en 2015 par Airbus (Airbus BizLab) et Safran (Safran Corporate Venture).

Du coup, il faudra éviter de concurrencer ces structures, tout en travaillant étroitement avec les grands groupes. Aux Etats-Unis, Starburst Accelerator a obtenu le soutien de quelques grands ténors américains du secteur, Boeing, Raytheon ou la compagnie aérienne United, qui accompagnent financièrement Starburst. C’est aussi le cas de la maison mère à Paris, qui compte dans ses financeurs Airbus, Safran, Thales ou Air France Industries pour ne citer que ces noms. Ces derniers versent une cotisation annuelle qui va de 50 000 à 150 000 euros, tandis que les start-up versent 8 000 euros par an.

En savoir plus : http://starburstaccelerator.com/#home

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