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SpaceX porte à 180 le nombre de satellites Starlink en orbite... et creuse l'écart avec OneWeb

Xavier Boivinet

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SpaceX porte à 180 le nombre de satellites Starlink en orbite... et creuse l'écart avec OneWeb

Les 60 nouveaux satellites Starlink ont décollé de Cap Canaveral (Floride) à bord d'un lanceur Falcon 9.

© Twitter / @SpaceX

Après deux précédents lancements de 60 satellites Starlink en 2019, un troisième a eu lieu dans la nuit du 6 au 7 janvier 2020. La constellation de SpaceX visant à fournir un accès mondial à internet depuis l’espace creuse ainsi l’écart avec ses concurrents OneWeb et Amazon, également dans la course avec des projets similaires.

Dans la nuit du 6 au 7 janvier 2020, SpaceX a mis en orbite 60 nouveaux satellites de sa constellation Starlink. Après deux précédents lancements similaires en mai et novembre 2019, cette nouvelle étape porte à 180 le nombre de satellites de la constellation destinée à fournir un accès mondial à internet depuis l’espace. Déposés à 290 km d’altitude par un lanceur Falcon 9, les satellites rejoindront leur orbite finale à 550 km d’altitude - comme les précédents - après « un à quatre mois » de propulsion grâce à leur moteur ionique à effet Hall utilisant du krypton.

 

 

Un premier service espéré en 2020

Lors du lancement du 11 novembre 2019, SpaceX estimait avoir besoin de six lancements de 60 satellites pour pouvoir fournir, en 2020, un premier service dans certaines zones des Etats-Unis et du Canada. La couverture mondiale, même dans les zones les plus reculées, devrait être possible après 24 lancements, soit 1440 satellites au total, toujours selon l’entreprise d’Elon Musk.

Toutefois, les demandes d'autorisations de SpaceX à la Commission fédérale des communications (FCC) effectuées ces dernières années font apparaître des ambitions beaucoup plus grandes. La FCC a donné son accord pour le déploiement de deux constellations : la première compte plus de 4 400 satellites en orbite basse (entre 550 km et 1 325 km), et la seconde plus de 7 500 satellites en orbite très basse (entre 335 km et 346 km). Enfin, selon le site Spacenews, SpaceX aurait fait une demande de fréquences auprès de l’Union internationale des télécommunications pour 30 000 satellites supplémentaires.

SpaceX creuse l'écart

Avec ce lancement, SpaceX creuse l’écart avec son concurrent OneWeb. L’entreprise américaine avait pourtant ouvert le bal en février 2019 en envoyant les 6 premiers satellites de sa constellation visant à fournir internet depuis l’espace. Mais depuis, plus rien. Après de multiples reports, le prochain lancement n’interviendrait pas avant février 2020, selon l’agence Sputnik.

OneWeb, qui espère commercialiser ses premiers services en 2021, envisage une première phase au cours de laquelle 648 satellites seront mis en orbite, comme l’a déclaré son directeur général Adrian Steckel à l’Usine Nouvelle en décembre 2019. Une seconde phase, qui s’achèverait en 2024, pourrait porter ce nombre à 1 980.

Enfin, si peu de choses sont connues à son propos, le projet Kuiper d’Amazon ambitionne de déployer 3 236 satellites dans un but similaire si l’on en croit les documents remis à la FCC.

Invasion de l'orbite basse

Autant de projets qui font naître la crainte d’une pollution lumineuse du ciel nocturne et face à laquelle SpaceX a souhaité réagir. Alors que des critiques ont émergé suite aux précédents lancements en raison de la visibilité des satellites Starlink dans le ciel (voir vidéo ci-dessous suite au lancement de mai 2019), l’entreprise a précisé que pendant la phase de montée vers leur orbite finale, les satellites sont groupés et leurs panneaux solaires dans une configuration qui leur permet d’avoir une faible traînée : « Cela les rend plus visibles depuis le sol, précise l’entreprise d’Elon Musk dans un communiqué. Une fois qu’ils atteignent leur altitude opérationnelle à 550 km, leur orientation change et les satellites deviennent moins visibles depuis le sol. »

Enfin, SpaceX ajoute qu’un des 60 satellites de ce troisième lancement est muni d’un traitement de surface expérimental visant à tester la réduction de son pouvoir réfléchissant.

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