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Sous le capot de Romeo, le dernier prototype humanoïde d'Aldebaran

Séverine Fontaine

Mis à jour le 10/10/2014 à 15h31

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Sous le capot de Romeo, le dernier prototype humanoïde d'Aldebaran

Les yeux de Romeo, dotés de caméras en stéréovision, sont couplés à un système vestibulaire permettant la stabilisation de son regard. Deux autres caméras sont placées sur le front pour mesurer la différence entre leur vision et celle des yeux. Une vision 3D : ce casque intègre la même technologie « 3D depth sensor » que la Kinect de Microsoft : une caméra infrarouge à capteur CMOS, couplée à un émetteur de lumière infrarouge, va permettre de cartographier la pièce.

© Aldebaran

Le dernier robot humanoïde d'Aldebaran, actuellement testé sur des fonctions d'assistance aux personnes âgées, a tout à apprendre: monter les escaliers, ramasser un objet ou tout simplement se déplacer, le tout sans trébucher. Aldebaran nous a confié en exclusivité les secrets de sa conception.

Dans les étages de l'atelier Aldebaran à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), une équipe de développeurs travaille sur Romeo, le dernier prototype de la société robotique française. L'enjeu des développements en cours : maintenir ce robot de la taille d'un enfant dans un état d'équilibre parfait, un défi majeur de la robotique humanoïde. Attaché à un portique par des câbles, mécanique apparente, Romeo passe devant nous une batterie de tests.

FICHE D'IDENTITÉ
  • TAILLE 140 cm
  • POIDS 40 kg
  • BATTERIE Lithium-ion
  • AUTONOMIE 40 min
  • PROCESSEUR Atom 1,6 MHz
  • PLATEFORME NAOqi
  • CONNECTIQUE Ethernet, USB, Wi-Fi
  • MOTEURS 39
  • FACULTÉS Rappel de prise de médicaments, planification de la journée, mémorisation...

 

Une recherche d'équilibre constante gérée par une centrale inertielle

L'un des ingénieurs en charge du robot travaille sur son système vestibulaire : l'homme lui donne une petite poussée et le robot émet en réponse une certaine résistance pour ne pas partir à la dérive. « La gestion de la dynamique est importante sur Romeo, explique Rodolphe Gélin, responsable R&D de la société. Auprès de personnes âgées, la moindre chute peut être dangereuse. Il est nécessaire que le robot sache contrôler ses efforts ». Les résultats de ces tests sont ensuite analysés sur ordinateur pour effectuer les corrections nécessaires.

Lorsqu'il se déplace, même sur un sol plat, un humanoïde se trouve dans la situation d'un homme qui marcherait dans un train en mouvement. Debout sur ses jambes, il est en état de déséquilibre constant. Pour pallier cet état d'instabilité, le robot intègre une centrale inertielle - qui peut être comparée à l'oreille interne humaine - et de nombreux capteurs. L'ensemble envoie des données au calculateur placé dans le dos du robot, qui gère sa stabilité sur la base de ces informations.

La plate-forme de programmation

NAOqi 2.0, le système d'exploitation commun aux humanoïdes de l'entreprise (Nao, Pepper et Romeo), permet de ne pas avoir à gérer les commandes en code source. Grâce à ses « boîtes » de commande, le développeur peut envoyer des ordres en visualisant directement sur l'écran leur impact sur le robot. L'environnement intègre un moteur de dialogue, un moteur émotionnel et une capacité de vie autonome. Les langages de programmation utilisés sont Python, C++ et urbiscript.

 

Retrouvez l'intégralité de notre dossier Robot sapiens, les technos qui le rapprochent de l'homme

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