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Solid Energy conçoit des batteries deux fois plus performantes que celles du marché

Philippe Passebon
Solid Energy conçoit des batteries deux fois plus performantes que celles du marché

La start-up SolidEnergy lancera en novembre 2016 une batterie pour équiper les drones. Basée sur la technologie lithium-métal, la batterie présentera une autonomie multipliée par deux selon la jeune pousse américaine.

 

SolidEnergy, spin off de l’institut de technologie du Massachussets, (MIT) a trouvé le moyen de multiplier par deux l’autonomie de ses batteries. Il s’appuie sur la technologie de batteries lithium métal. Celle-ci se différencie de la technologie de batterie lithium-ion par la configuration des électrodes. L’anode en graphite ou en silicium des batteries lithium-ion est remplacée dans les batteries lithium-métal par une fine feuille de lithium qui vient s’enrouler autour de la cathode, permettant ainsi d'augmenter la densité énergétique. Bolloré utilise ce procédé dans ses batteries : l’électrolyte associé est un polymère solide qui ne permet pas l’apparition de dendrites, ces résidus de lithium métalliques. Celles-ci sont à l’origine de nombreuses inflammations, voire d’explosions de batteries. Une surcharge peut entrainer la formation de dendrites de lithium métalliques qui dans un électrolyte liquide vont toucher l'autre électrode et créent un court-circuit. L’électrolyte solide de Bolloré n’a plus cet inconvénient, mais en présente un autre : la technologie doit fonctionner à température élevée : entre 60 et 80°C, sinon le courant ne passe plus.

Coupler électrolyte solide et électrolyte liquide pour allier performance et sécurité

Pour profiter des avantages du lithium-métal-polymère sans ses inconvénients, SolidEnergy couple électrolyte solide et liquide. La couche de polymère solide appliquée sur la feuille de lithium est suffisamment épaisse pour protéger l’anode et éviter l’apparition de dendrites par réaction avec l’électrolyte. Mais elle est aussi suffisamment fine pour laisser circuler les ions lithium qui traversent ensuite un électrolyte liquide non inflammable. La batterie fonctionne alors à température ambiante.

Le fondateur de la start-up, Qichao Hu, affirme que la batterie peut être produite sur les lignes de production de batterie lithium-ion. Toutefois, sans aucune capacité de production n'existant à l’heure actuelle, il lui reste à en faire la preuve. La start-up lancera son produit en novembre pour les drones, puis en 2017 pour les smartphones et objets connectés portatifs. En 2018, elle veut attaquer le secteur des voitures électriques.

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