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[Simulation World 2021] Les cinq grandes tendances de la simulation selon Northrop Grumman

[Simulation World 2021] Les cinq grandes tendances de la simulation selon Northrop Grumman

Les outils de simulation gagnent du terrain en prenant en charge des systèmes de plus en plus complexes.

© Ansys

Le Simulation World 2021, événement organisé par Ansys les 20 et 21 avril, a été l’occasion de discuter des impacts de la simulation numérique sur le monde industriel. Lors d’une Keynote, Carol Erikson, vice-présidente de l’ingénierie des systèmes spatiaux chez Northrop Grumman a dégagé cinq grandes tendances qui portent cette technologie.

 

La simulation appliquée à l’industrie est un domaine qui bouge beaucoup, et vite. Pour en parler, le 20 et 21 avril se tenait l’édition 2021 du Simulation World, organisé par le spécialiste de cette technologie Ansys. Le rendez-vous a rassemblé cadres, ingénieurs et professionnels de la R&D, et a été l’occasion de discuter des tendances de la simulation en ingénierie, et de ses perspectives. Lors d'une Keynote, Carol Erikson, vice-présidente de l’ingénierie des systèmes spatiaux chez Northrop Grumman a présenté le 20 avril cinq « mégatendances » qui se dégagent dans l’industrie de la simulation.

Une étape à part entière dans le processus de conception

Le domaine de la simulation est en plein développement. Mais dans quelles directions ? Pour la spécialiste des systèmes spatiaux, un premier constat peut-être fait : la simulation n’est plus uniquement un simple accessoire dans la boîte à outil des ingénieurs, mais bel et bien une nouvelle étape à part entière dans le processus de mise au point des nouveaux produits. Une vision qu’avait partagée un peu plus tôt dans la journée Ajei Gopal, PDG d’Ansys. « La simulation est devenue l'une des clés de l’innovation », avait-il appuyé « C'est désormais un outil essentiel dans le développement d’un projet, qui permet de voir ce qui va marcher, et ce qui va échouer, et donc d'économiser des coûts ».

Honeywell, par exemple, utilise la simulation pour concevoir ses moteurs d’avion. Lentreprise est en train d’automatiser son processus d’ingénierie afin de maximiser l’efficacité des opérations et de favoriser l’amélioration des processus ce qui devrait lui permettre de réduire la durée de ses cycles de développement.

Prendre en compte des interactions de plus en plus complexes

Parallèlement, et c’est la deuxième tendance relevée par Carol Erikson, les outils ont gagné en fonctionnalités et sont désormais capables de prendre des interactions complexes au sein d’un système. « Les simulations prennent maintenant en comptes des données qui étaient auparavant traitées en silos », souligne Carol Erikson. Cette facette permet de prendre en compte un champ d’applications de plus en plus vaste, allant de l’aéronautique, au déploiement de la 5G en passant par les télécommunications et la mise en réseaux de capteurs dans l’industrie et l’internet des objets. « Les défis que la simulation relève ne sont pas de simples problèmes de physique », a résumé Ajei Gopal.

Selon Carol Erikson, un exemple de cette réunification des données, rendue par la simulation, est le projet Jadc2 (Joint all domain comand and control). Ce projet mené par l’armée américaine, permet de connecter entre eux les systèmes de détection de différents corps d’armée. « Les données de l’air, de l’espace, de la terre et de la mer sont centralisées et gérées au moyen d’un outil de simulation », décrit l’experte de Northrop Grumman.

Le développement du calcul haute performance

La troisième tendance qu’il est possible d’observer est la montée en gamme des infrastructures informatiques sur lesquels s'appuient les outils de simulation. Il s’agit avant tout de la démocratisation du calcul haute performance (ou High performance computing, HPC). Alors qu’avant seules les structures gouvernementales ou les grands groupes y avaient accès, de plus en plus de sociétés ont la possibilité d’utiliser de fortes capacités de calcul dans leurs projets.

C’est ce progrès technologique qui permet de voir émerger la quatrième grande tendance selon Carol Erikson : de nouveaux processus de développement des simulations. Le Model-based systems engineering (MBSE), c’est-à-dire la modélisation des fonctionnalités des systèmes et leurs interactions est de plus en plus mise en place dès le début du projet. « Notre idée et de réduire l’écart entre les concepteurs et les opérateurs sur le terrain » s’enthousiasme Carol Erikson. Les deux métiers utilisent ainsi le même outil de travail, ce qui favorise également le transfert d’informations. « Nous gagnons en vitesse et en pertinence. », martèle l’ingénieure.

Enfin, la cinquième tendance de la simulation repose sur l’utilisation des technologies numériques développées dans le cadre de l’industrie 4.0 pour les mettre au service de la simulation. Réalité virtuelle ou augmentée, sont  autant d’interfaces améliorant la qualité de la simulation et permettant de concevoir des produits au plus proche de ce que souhaitent les clients. Ainsi, Northrop Grumman possède un « VR lab », une pièce de plus de 80 m², pour élaborer un certain nombre d’applications, notamment militaires, dans des conditions qui reproduisent le plus possible le réel.

Selon Carol Erikson, ces cinq tendances devraient porter la simulation dans les prochaines années et l'ancrer davantage dans les processus de développement industriels.

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