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Sentryo protège l’Internet industriel des cyberattaques

Sentryo protège l’Internet industriel des cyberattaques

Capteur sentryo

© Sentryo

Pourquoi elle ? Sentryo se distingue parce qu’elle a mis au point une solution adaptée aux automaticiens et qu’elle utilise des algorithmes d’apprentissage automatique pour détecter des événements anormaux. 

Date de naissance : juin 2014

Lieu de naissance : Lyon (69)

Fondateurs : Thierry Rouquet et Laurent Hausermann (deux anciens dirigeants d’Arkoon)

Secteur d’activité : Cybersécurité

Protéger les sites industriels sensibles des cyberattaques. C’est la mission que s’est donnée la start-up lyonnaise Sentryo, à l’origine de la solution ICS CyberVision. Celle-ci s’articule autour de trois grands axes. Le premier repose sur des sondes qui permettent d'extraire des données pertinentes en analysant les protocoles industriels. Ensuite, un logiciel doté d'algorithmes d'apprentissage automatique (Machine Learning en anglais) permet, à partir des métadonnées, de dresser un modèle de fonctionnement normal du réseau et de détecter des événements anormaux. « Le Machine Learning permet d’adopter une approche plus nuancée en matière de cybersécurité, où pendant longtemps on raisonnait en termes de périmètres », commente Laurent Hausermann, qui rappelle que ces technologies sont arrivées à maturité grâce aux volumes de données et à la progression des puissances de calculs. La troisième brique de la solution est une interface graphique qui offre au responsable une vision instantanée de la situation. « Cette interface s'adresse en particulier aux automaticiens. C'est une sorte de ''Google Maps'' du réseau dans laquelle il est possible de zoomer et de se déplacer », détaille Laurent Hausermann, qui précise que l'outil a été conçu afin de favoriser une plus grande collaboration entre les automaticiens et les responsables de la sécurité.

La solution ICS CyberVision s’adresse plus particulièrement aux opérateurs d’infrastructures critiques, dans les secteurs de l’énergie et des transports. Elle est notamment utilisée par le CEA, qui a participé à son développement inscrit dans une logique d'Open Innovation. La start-up a officialisé une levée de fonds de 2 millions d’euros en début d’année 2016. Objectif : développer la solution à l’échelle européenne.  

A suivre dans le même secteur : l’entreprise britannique Darktrace

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