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Semaine de l’industrie : la journée nationale de l’ingénieur sous le signe de l’entrepreneuriat

Semaine de l’industrie : la journée nationale de l’ingénieur sous le signe de l’entrepreneuriat

Journée nationale de l'ingénieur

© DR

A l’occasion de la Semaine de l’industrie, Ingénieurs et scientifiques de France (IESF) organisait, le 18 mars dernier à Bercy, la première journée nationale de l’ingénieur. L’événement s’est structuré autour du thème de l’ingénieur-entrepreneur.

Pour Julien Roitman, président de l’IESF, « créer ou reprendre une entreprise, c’est le sujet du moment. Il faut prendre cette question à bras le corps ». L’esprit d’entrepreneuriat des ingénieurs en France a d'ailleurs été au centre de la première journée nationale de l’ingénieur, qui a eu lieu lundi 18 mars dans le cadre de la semaine de l'Industrie. Cet évènement a été l'occasion, pour les 400 participants, de dresser un bilan national sur le sujet et de se fixer des objectifs pour les années à venir.

La France compte aujourd’hui 40 000 ingénieurs indépendants, qui représentent 4% de la profession. Comparée à ses voisins européens, c’est particulièrement peu. Julien Roitman ne veut pas mettre les choses au pire. « Ce n’est ni bon, ni mauvais », estime-t-il.  « Mais dans la conjoncture actuelle, on a besoin de créer des entreprises, et bientôt, ce sera le papy boom. Beaucoup d’entreprises auront alors besoin de changer de main. »

Pendant la journée, les ingénieurs entrepreneurs ont pu partager leur expérience et donner l’envie de se lancer à ceux qui hésitent encore. « Ca s’adresse à la fois aux jeunes, aux 32 000 diplômés qui sortent chaque année des écoles, mais aussi au million d’ingénieurs déjà sur le terrain. »

Si l’entrepreneuriat évoque souvent la création ou la reprise d’entreprise, être entrepreneur est avant tout un état d’esprit. « L’ingénieur c’est celui qui fait que ça marche. L’entrepreneur, c’est celui qui fait que ça bouge », résume Julien Roitman. « Il y a des gens qui appartiennent à des grands groupes et qui se battent pour développer leur projet et le faire aboutir. Ils ne sont pas moins entrepreneurs que ceux qui créent leur boîte. »

Il est toutefois difficile d’évaluer leur nombre. Les objectifs fixés par l’IESF ne concernent donc que les ingénieurs indépendants. « Il faut doubler leur nombre, c’est un chiffre raisonnable. Il faut avancer par paliers. ». D’ici à 2020, l’IESF compte ainsi recenser 80 000 ingénieurs-entrepreneurs.

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