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Sécurité alimentaire - Premier automate pour détecter l'ESB

Rédaction Industries et Techniques
Bio-Rad a développé deux machines automatisées : l'une réalise l'étape de purification du prion, l'autre automatise le test pour 1000 analyses par jour.


Pour accélérer la cadence et améliorer la fiabilité, la société américaine  Bio-Rad a automatisé son test de détection de l'ESB mis au point par le CEA. Cet équipement devrait grandement soulager les 64 laboratoires agréés français qui travaillent à un rythme effréné depuis que la loi impose de tester tous les bovins de plus de 24 mois entrant dans la chaîne alimentaire. 

Basé sur un dosage immuno-enzymatique nommé ELISA, cette analyse fait partie des trois tests retenus par la Commission européenne. 

Pour répondre aux besoins et aux budgets de tous les laboratoires, Bio-Rad a mis au point deux automates. Le premier, qui coûte environ 50 000 €, n'automatise que la première moitié du test : la purification et la concentration du prion, forme anormale de la protéine PrPc, marqueur de l'ESB. 

"Cette étape est la plus critique" explique Yves Quinchard "car il s'agit de détruire, avec une enzyme, la forme normale de la protéine, la PrPc, pour ne garder que le prion". De ce fait, la température (100 °C), le temps d'incubation et les quantités de réactifs doivent être rigoureusement respectés si l'on ne veut pas fausser le test. "En automatisant entièrement cette partie du test, les laboratoires gagnent donc énormément en fiabilité" précise Yves Quinchard. 

Le second automate, dix fois plus cher que le premier, réalise le test intégralement. Un premier module effectue l'étape de purification et un second l'étape d'analyse par spectrophotométrie. Entre les deux, le technicien n'a qu'à retirer le rack du premier module et le disposer dans le second après une centrifugation de deux minutes. 

Chacune des étapes dure 2 heures. "Avec le full automate system, les 200 premiers résultats sont obtenus au bout de quatre heure et les suivants avec une cadence de 200 par heure. 1000 tests par jour sont ainsi réalisés, contre 400 sans automate" souligne Yves Quinchard. Ces automates seront disponibles courant avril.

Lire aussi sur le site du CEA.
contacter Yves Quinchard

Stéphanie Cohen
 

 

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