Nous suivre Industrie Techno

Séchage ultrarapide du bois

Nadège Aumond

Sujets relatifs :

, ,
Séchage ultrarapide du bois

Le procédé de séchage du bois de Drywood permet de traiter dans des délais très courts tout type de sciages, feuillus ou résineux, et ce quelle que soit l'épaisseur des planches (200 mm et plus).

© D.R.

Drywood accélère le séchage du bois en le soumettant à un champ électromagnétique dans une atmosphère contrôlée.

Reposant sur l'utilisation combinée de l'énergie rayonnante haute fréquence et d'une atmosphère contrôlée en pression et en humidité, le procédé de séchage du bois de la société rhônalpine Drywood est 10 à 100 fois plus rapide que tous les procédés existants. Il a été mis au point en collaboration avec le Cetiat (Centre technique des industries aérauliques et thermiques) et la société Sairem, spécialisée dans les systèmes à micro-ondes et à radiofréquence. Il se destine à traiter, dans des délais très courts, tout type de sciages, feuillus ou résineux, depuis l'état vert et ce quelle que soit l'épaisseur des planches.

Respectueux de la qualité de la matière, il préserve toutes les propriétés mécaniques du bois. Moins gourmand en énergie, il se révèle également compétitif puisqu'il affiche un coût global du séchage au mètre cube de 72 euros, contre respectivement 120 et 90 euros pour les procédés par air chaud climatisé et celui à vide doublé de vapeur surchauffée. Un avantage qui permet d'amortir un investissement plus lourd, évalué pour 8 000 m3 par an à 900 000 euros (500 000 et 840 000 euros pour les deux autres procédés).

Homogénéité du champ électromagnétique HF

Le procédé consiste à soumettre le bois à un champ électromagnétique dans une atmosphère humide et sous une pression déterminée. Sous l'effet d'un champ électrique alternatif à haute fréquence (13,56 MHz), l'énergie rayonnée se transforme instantanément en chaleur au niveau de l'eau contenue dans le bois. Le mécanisme de départ d'eau est alors déclenché, accéléré et maîtrisé à l'aide de la vapeur sous pression. Celle-ci limite les risques de destructions structurelles et géométriques (fentes, collapses et déformations).

Grâce à un dispositif dit d'adaptation d'impédance, principe même de la technologie 50 ohms à laquelle fait appel le générateur HF, le transfert d'énergie est continuellement optimisé. Le cycle de traitement est ainsi constamment régi par le maintien d'une puissance HF adaptée pour conserver une température optimale du bois selon son essence et obtenir par là même la meilleure cinétique de séchage.

L'une des tâches les plus délicates lors de la mise au point du procédé fut le dimensionnement de l'applicateur de champ électromagnétique HF permettant de générer un champ homogène dans la charge de bois. La réponse a été apportée par le Cetiat grâce à une étude de simulation numérique.

La commercialisation devrait intervenir courant 2007, avec une gamme de séchoirs de 3 m3 de capacité (menuiserie) ; puis de 5 ou 6 m3 (bois d'oeuvre) et enfin de 12 m3 (charpente de sections importantes supérieures à 140 x 140 mm).

vous lisez un article d'Industries & Technologies N°0883

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2006 d'Industries & Technologies

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

ÉLECTROMÉNAGER

Focus

ÉLECTROMÉNAGER

La cuisson vapeur à la recherche du goûtSeb veut redonner du goût à la cuisson vapeur en lançant le projet de recherche "saveurs vapeurs". Labellisé[…]

01/04/2009 | AlertesR & D
GOOGLE RELANCE LINUX DANS LE MOBILE

GOOGLE RELANCE LINUX DANS LE MOBILE

Le microscope descend à l'échelle de l'atome

Le microscope descend à l'échelle de l'atome

Des métaux nobles issus du traitement des hydrocarbures

Des métaux nobles issus du traitement des hydrocarbures

Plus d'articles