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Sculpteo : du sur-mesure en ligne

Sculpteo : du sur-mesure en ligne

© Sculpteo

Basée à Paris et San Francisco, la jeune pousse compte des clients dans le monde entier et réaliserait plus de 50 % de son chiffre d’affaires à l’étranger, dont 25 % aux Etats-Unis. Un gros tiers de ses effectifs est dédié aux activités R&D, à la fois axées sur le logiciel et les matériaux.

Fondée en 2009, la start-up Sculpteo a développé une plate-forme en ligne permettant à ses clients de produire des pièces à l’unité, en petites séries, voire en grandes séries à partir d’un fichier 3D grâce à un parc d’imprimantes professionnelles. « Nous utilisons une quinzaine de machines quotidiennement et nous travaillons avec toutes les matières, comme la poudre, le dépôt de fil, la résine ou encore la cire perdue », précise Clément Moreau, CEO et cofondateur de l’entreprise.

Basée à Paris et à San Francisco, l’entreprise compte des clients dans le monde entier et réaliserait plus de 50 % de son chiffre d’affaires à l’étranger, dont 25 % aux Etats-Unis. A titre d’exemple, Skoda, Hexadrone, Dassault Systems ou encore Knuckies et Withings utilisent les services de Sculpteo dans le cadre de petites séries. « Cela permet de mettre les produits sur le marché et de tester l’appétence du public pour leur design ou leur couleur », assure l’entrepreneur. L’américain Audioquest a, pour sa part, franchi l’étape suivante en utilisant Sculpteo pour produire à l’échelle industrielle son casque Audio NighHawk. « On parle ici de dizaines de milliers d’unités » précise Clément Moreau pour qui « le segment des préséries atteint une vraie maturité », ce qui est loin d’être le cas pour la production de masse. « La production de masse va notamment dépendre de la taille de la pièce. Il faut aussi qu’il y ait un autre intérêt. Pour Audioquest, par exemple, la fabrication additive a permis d’obtenir une forme bien particulière de manière à optimiser l’acoustique du produit ».

Sculpteo emploie aujourd’hui une quarantaine de collaborateurs. Un gros tiers des effectifs est dédié aux activités R&D de l’entreprise, à la fois axées sur le logiciel et les matériaux. Dans le premier cas, l’objectif est de rendre le plus facile possible l’acte de l’impression 3D. Dans le second, l’objectif est de pouvoir travailler avec de nouvelles matières tout en optimisant la qualité de surface. En avril dernier, la start-up a finalisé une levée de fonds de 5 millions d’euros auprès de Creadev et du fonds de capital risque XAnge. Cette augmentation de capital doit permettre de soutenir, entre autres, le développement outre-Atlantique de la jeune entreprise qui a d’ailleurs récemment noué un partenariat avec le site américain Staples.com. « Cette collaboration va nous permettre de toucher les PME américaines. Staples.com détient environ 100 millions de contacts » ajoute Clément Moreau.

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