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Editorial

Scandale Volkswagen : les raisons de la colère

Scandale Volkswagen : les raisons de la colère

Malgré ses efforts pour se positionner sur le créneau de l'électrique, Volkswagen apparaît aujourd'hui décrédibilisé sur la question de la transition énergétique...

© Volkswagen

La cascade de réactions qui a fait suite à l'explosion de ce que l'on nomme désormais le Diesel Gate est révélatrice de la perte de confiance envers Volkswagen, mais aussi des nouvelles attentes des consommateurs.

Comme tout changement de grande ampleur, la transition énergétique est un virage à prendre. Ceux qui ne sauront pas le négocier risquent la sortie de route. Ce n’est pas Volkswagen qui dira le contraire. Le constructeur est dans la tourmente, après la révélation de l'existence, sur 11 millions (!) de ses véhicules diesel, de systèmes de fraude pour mieux passer les tests antipollution. Le constructeur –sera-t-il le seul ?- l’aura appris à ses dépens : sur certains sujets, l’opinion publique n’est plus encline ni à la plaisanterie, ni à l’indulgence.

De l'indulgence, on aurait pu en attendre, pourtant, à propos d’une manœuvre, même sournoise, visant à ne pas tomber sous le coup d’une réglementation qui se durcit. Toute personne ayant un jour levé le pied à l’approche d’un radar aurait même pu hésiter à lui jeter la première pierre… Mais la tricherie ne passe pas. Outre son caractère organisé et méthodique, qui ruine toute confiance, c’est aussi son objet qui la rend inexcusable. C’est un fait : les consommateurs ne sont plus disposés à octroyer des permis de polluer en échange de leurs permis de conduire. Ils demandent désormais des comptes sur les efforts que font les constructeurs automobiles, et les industriels en général, pour concevoir des produits plus respectueux de l’environnement.

L’attitude de Volkswagen est à l'exact opposé de cette attente. Face à la lame de fond de la transition énergétique, elle illustre en fait, jusqu’à la caricature, la réticence à toute forme de changement. Et même une réaction plus délétère encore, qui consiste à faire semblant d'innover, en se débrouillant en réalité pour ne pas avoir à s'adapter. Tout le contraire, par exemple, de la stratégie d’un Apple. Il y a trois ans, le cancre des classements Greenpeace des stratégies environnementales a pris la question à bras le corps. Il en est désormais le meilleur élève…Et en récolte les fruits en termes d’images de marque.

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