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Rosetta : les cinq sites potentiels d'atterrissage de Philaé ont été choisis

Julien Bergounhoux

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Rosetta : les cinq sites potentiels d'atterrissage de Philaé ont été choisis

© ESA - ATG medialab

La mission de la sonde Rosetta se poursuit pour l'Agence spatiale européenne avec l'annonce des cinq sites potentiels d'atterrissage de son module Philaé. Le travail va se poursuivre dans les semaines à venir pour déterminer un site principal. Une fois posé, Philaé analysera le noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko depuis sa surface tandis que Rosetta recueillera des données depuis son orbite.

Après un voyage de 10 ans dans l'espace, la sonde Rosetta a finalement atteint la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko le 6 août dernier. Mais si Rosetta s'est bien insérée dans l'orbite de 67P/C-G, sa mission est loin d'être terminée. Pour pouvoir étudier la comète sous toutes ses coutures, Rosetta va déployer un atterrisseur nommé Philaé qui s'attachera au noyau, pour compléter avec ses 10 instruments les analyses de la sonde (équipée de son côté de 11 instruments) depuis l'orbite.

Afin de pouvoir observer l'évolution de la comète lors de son passage près du soleil, l'atterrissage est prévu pour le 11 novembre, soit lorsqu'elle se trouvera à 450 millions de kilomètres de celui-ci (elle se trouve actuellement à 522 millions de kilomètres). Passée cette date, l'activité due au réchauffement de la comète pourrait compromettre le déploiement de Philaé sur la surface du noyau. Au plus proche de son orbite elliptique, le 13 août 2015, 67P/Churyumov-Gerasimenko ne sera plus qu'à 185 millions de kilomètres du soleil.

Trouver le meilleur site d'atterrissage est en soi une tâche ardue, car un grand nombre de paramètres doivent être pris en compte : les besoins techniques de Philaé et de Rosetta lors de la séparation, la descente et l'atterrissage, puis ensuite les besoins accompagnant l'utilisation des dix instruments scientifiques de l'atterrisseur. Notamment la nécessité d'avoir une exposition solaire suffisante pour réaliser des analyses et pour recharger les batteries de Philaé au-delà de ses 64 heures d'autonomie, mais sans qu'elle soit trop violente et provoque une surchauffe. Tout aussi important : le maintien de la communication avec l'orbiteur malgré son déplacement constant. Sans parler de la détection de crevasses, pentes raides et autres rochers qui pourraient présenter un danger pour Philaé. A noter de plus que l'atterissage n'est possible que dans une zone d'un kilomètre carré, déterminée par l'orbite elliptique de Rosetta.

Pour déterminer ces sites, les équipes de l'ESA ont utilisé des données obtenues depuis l'orbite actuelle de 100 km au-dessus de la comète : images en haute résolution, relevés de température, pression et densité du gaz présent autour du noyau, orientation face au soleil, rotation, gravité à la surface du noyau.

La prochaine étape va être de classer les cinq sites par ordre de préférence, et de choisir un site principal et un site de secours. Pour y parvenir, Rosetta descendra à une orbite de 50 km autour de la comète, ce qui permettra une étude plus précise de chaque site. Ce choix sera effectué au plus tard le 14 septembre. Rosetta descendra alors à 20-30 km au-dessus de 67P/Churyumov-Gerasimenko, permettant de cartographier plus en détail la géographie de la comète, et si besoin de passer du site principal au site de secours.

Ci-dessous une vidéo détaillant les sites retenus :

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